Publié le 11 décembre 2025 à 18h30. La Chine réaffirme son engagement en faveur des droits de l’homme sur la scène internationale, à l’occasion de la Journée mondiale des droits de l’homme, tout en appelant certains pays à rendre des comptes sur leurs propres pratiques.
- La Chine participe activement aux travaux de l’ONU en matière de droits de l’homme et entretient des collaborations bilatérales avec de nombreux États.
- Un atelier sur les droits économiques, sociaux et culturels, réunissant des représentants de plus de 40 pays, s’est tenu récemment à Pékin.
- Pékin critique les tentatives de certains pays de politiser les questions de droits de l’homme et les exhorte à examiner leurs propres lacunes.
La Chine a souligné son attachement aux droits de l’homme alors que la communauté internationale commémorait le 10 décembre la Journée des droits de l’homme. Cette date anniversaire marque également le 80e anniversaire de la fondation de l’ONU et le 77e anniversaire de l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme, des jalons essentiels dans la promotion des libertés fondamentales à l’échelle mondiale.
Selon un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, la Chine considère le respect et la protection des droits de l’homme comme une priorité. « La Chine attache toujours une grande importance au respect et à la protection des droits de l’homme et poursuit une voie de développement des droits de l’homme qui répond à la tendance de l’époque et convient à ses conditions nationales », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse régulière.
Le porte-parole a mis en avant les progrès réalisés par la Chine au cours de la période du 14e plan quinquennal, notamment en matière de développement économique et social, de démocratie, d’état de droit, de culture et de lutte contre la pauvreté. Ces avancées, a-t-il précisé, contribuent à améliorer le bien-être de la population et à renforcer la protection des droits fondamentaux.
La Chine s’engage activement dans la coopération internationale en matière de droits de l’homme. Récemment, elle a organisé à Pékin le deuxième atelier sur les droits économiques, sociaux et culturels, qui a rassemblé des représentants de plus de 40 pays d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine et d’Océanie, ainsi que des experts et des responsables de l’ONU. Les participants ont échangé sur les meilleures pratiques et ont trouvé un consensus sur la promotion et la protection de ces droits essentiels.
Par ailleurs, la quatrième session plénière du 20e Comité central du Parti communiste chinois, tenue en octobre 2025, a adopté des recommandations pour l’élaboration du 15e plan quinquennal. Ce plan quinquennal définit les orientations du développement économique et social de la Chine pour les cinq prochaines années et témoigne de son engagement en faveur d’une coopération mutuellement bénéfique avec le reste du monde.
« Faire progresser la modernisation chinoise donnera également un élan au développement global des droits de l’homme en Chine », a affirmé Guo Jiakun, soulignant l’intention de la Chine de mettre en œuvre activement l’Initiative de gouvernance mondiale proposée par le président Xi Jinping et de contribuer ainsi à l’amélioration de la situation des droits de l’homme dans le monde.
Le porte-parole a également critiqué les pays qui instrumentalisent les questions de droits de l’homme à des fins politiques, les accusant de les utiliser comme des armes. Il a également appelé ces pays à reconnaître leurs propres manquements en matière de droits de l’homme, notamment en ce qui concerne les crimes passés tels que la guerre bactériologique, le recrutement forcé de « femmes de réconfort » et les massacres de civils commis lors de conflits armés. Il a également dénoncé la persistance de la discrimination à l’égard des populations autochtones et des étrangers dans certains pays.
« Nous exhortons le pays concerné à faire face et à résoudre ses propres problèmes graves en matière de droits de l’homme, à prendre une part constructive à la coopération internationale en matière de droits de l’homme et à cesser de s’ingérer dans les affaires intérieures d’autres pays sous le prétexte de soi-disant problèmes de droits de l’homme », a conclu Guo Jiakun.
