Publié le 2025-11-27 13:31:00. Les infections néonatales, en particulier celles causées par le streptocoque du groupe B et le staphylocoque doré, restent une préoccupation majeure de santé publique, malgré des progrès significatifs dans leur prévention et leur prise en charge aux États-Unis.
- Le nombre de cas de septicémie néonatale à streptocoque du groupe B a diminué entre 1993 et 1995, mais reste une menace pour les nouveau-nés.
- Des études récentes mettent en évidence l’importance de la colonisation maternelle et parentale dans la transmission du staphylocoque doré aux nourrissons hospitalisés.
- Les données de 2022 montrent une stabilisation du nombre de naissances aux États-Unis, avec des implications pour la surveillance des infections néonatales.
La prévention de la maladie néonatale à streptocoque du groupe B a fait l’objet de recherches approfondies depuis les années 1970. Des études pionnières menées par Baker et Barrett en 1974 ont souligné l’importance des différents sérotypes de cette bactérie. En 1986, Boyer et Gotoff ont démontré l’efficacité de la chimioprophylaxie intrapartum sélective pour prévenir les infections précoces, une approche qui a été largement adoptée. Des travaux ultérieurs, comme ceux de Yow et al. en 1979, ont confirmé le rôle de l’ampicilline dans la prévention de la transmission intrapartum.
Plus récemment, des études ont porté sur l’épidémiologie des infections tardives, notamment chez les prématurés, comme le montre l’étude de Flannery et al. (2022). Les recherches de Schrag et al. (2016) ont permis de suivre l’évolution de la septicémie néonatale précoce entre 2005 et 2014. Une étude cas-témoins menée par Schuchat et al. en 1994 a identifié des facteurs de risque maternels associés à la maladie néonatale à streptocoque du groupe B. Les rapports de surveillance de l’Active Bacterial Core Surveillance (ABCS) des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) (https://www.cdc.gov/abcs/reports/index.html) fournissent des données essentielles sur l’incidence et la répartition de ces infections.
Parallèlement, la question de la colonisation par le Staphylococcus aureus suscite une attention croissante. Des recherches récentes, comme celles de Jennings et al. (2025), ont examiné l’épidémiologie et la mortalité associées aux infections invasives à Staphylococcus aureus chez les nourrissons hospitalisés. Des interventions visant à traiter les parents pour réduire la transmission de cette bactérie, telles que l’essai TREAT PARENTS de Milstone et al. (2015), sont en cours d’évaluation. Piewngam et Otto (2024) ont récemment publié une revue sur la colonisation par le Staphylococcus aureus et les stratégies de décolonisation (https://doi.org/10.1016/S2666-5247(24)00040-5).
Les données démographiques, notamment le nombre de naissances aux États-Unis, jouent également un rôle dans la surveillance des infections néonatales. Selon les données finales de 2022, publiées par Osterman et al. (2024), le nombre de naissances est resté relativement stable (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.fcgi?cmd=Retrieve&db=PubMed&dopt=Abstract&list_uids=38625869).
