Conaie alerte sur une enquête du bureau du procureur visant des leaders autochtones et environnementaux, soupçonnés d’enrichissement illicite
Le mouvement indigène a alerté ce 26 septembre sur l’ouverture d’une enquête par le bureau du procureur général de l’État à l’encontre de dirigeants et de militants, les accusant d’enrichissement privé injustifié.
La liste comprend une cinquantaine de personnes, dont Marlon Vargas, président de la Confédération des nationalités autochtones de l’Équateur (Conaie), et d’autres figures importantes comme Apauki Katarro Yalana Chalan.
José Esach Puerch, président de la Confédération des nationalités autochtones de l’Amazonie (Confeniae), et Gary Espinoza, président de la Fédération des indigènes et des Noirs (Fenocine), figurent également sur cette liste.
De plus, Belén Páez, directrice de la Fondation Pachamama, David Fajardo, de Yundidos Cuenca, ainsi que des dirigeants des articulations de l’eau en Azuay sont concernés. Le bureau du procureur a demandé des adresses e-mail pour les notifications, selon le document publié par le Mouvement indigène et paysan de Cotopaxi (MICC).
“Il s’agit d’un autre mécanisme de criminalisation et de persécution politique et judiciaire du gouvernement de Daniel Noboa, en complicité avec le bureau du procureur, afin d’arrêter la grève nationale et de délégitimer nos revendications avec de fausses accusations”, a souligné la Conaie.
Paolina Vercoutere Quinche, vice-préfète d’Imbabura, qui figure également sur la liste, a accusé le gouvernement de mener une campagne de persécution judiciaire, de blocage politique et bancaire contre les dirigeants du mouvement indigène national.
Les autorités ne se sont pas encore prononcées sur cette affaire et on ignore si le bureau du procureur a agi sur plainte ou de son propre chef, l’enquête étant confidentielle.
Gary Espinoza fait également l’objet d’une autre enquête préliminaire pour paralysie, aux côtés des dirigeants du Front unitaire des travailleurs (FUT), de l’Union nationale des éducateurs (UNE) et de la Fédération des étudiants universitaires (Feue).
Parallèlement, Marlon Vargas, président de la Conaie, a maintenu un contact direct avec les organisations Kayambi et Kichwa Otavalo ce vendredi, a indiqué l’organisation sur les réseaux sociaux.
