Publié le 28 octobre 2025 12h00. La communauté sud-coréenne au Cambodge demande au gouvernement de Séoul de lever les restrictions de voyage, estimant qu’elles sont inefficaces pour lutter contre la criminalité et nuisent à l’économie locale. Un comité d’urgence a appelé à une approche plus proactive pour protéger les citoyens sud-coréens.
- Les Sud-Coréens au Cambodge estiment que les interdictions de voyage sont contre-productives et affectent leurs moyens de subsistance.
- Ils demandent une réévaluation du niveau d’alerte aux voyageurs et des mesures plus efficaces pour prévenir la criminalité.
- Le comité d’urgence a appelé à une action plus énergique de la part du gouvernement sud-coréen et des médias.
À Phnom Penh, le comité de réponse d’urgence de la communauté sud-coréenne au Cambodge, composé des anciens et actuels présidents de l’Association sud-coréenne au Cambodge, a tenu une réunion le 28 octobre 2025. À l’issue de cette réunion, ils ont publié une déclaration appelant le gouvernement sud-coréen à reconsidérer sa politique de restrictions de voyage.
Selon le comité, les interdictions de voyage ne parviennent pas à prévenir la criminalité et ont des conséquences négatives sur la communauté sud-coréenne, en particulier sur ceux qui travaillent dans les secteurs du tourisme et de l’hôtellerie. Ils plaident pour la levée de ces interdictions et une baisse du niveau d’avertissement aux voyageurs pour le Cambodge.
Cette demande intervient après une rencontre entre le président sud-coréen Lee Jae-myung et le Premier ministre cambodgien Hun Manet. Suite à cette rencontre, Lee Jae-myung avait déclaré qu’il demanderait au gouvernement d’envisager de réduire le niveau d’alerte pour certaines régions, notamment Phnom Penh, en raison de l’amélioration de la situation sécuritaire et de la mise en place du commandement des opérations spéciales sud-coréennes.
Actuellement, la Corée du Sud a émis des avertissements de voyage de différents niveaux pour le Cambodge. Les régions du Mont Bogo, de Bavet et de Poipet sont classées au niveau 4, le plus élevé, qui équivaut à une interdiction de voyager (« Strictement aucun déplacement »). La province de Sihanoukville est au niveau 3, impliquant des « déplacements restreints ». Le reste du pays, y compris Phnom Penh, est au niveau 2, qui conseille aux voyageurs de faire preuve d’une « extrême prudence ».
Le comité a également souligné la nécessité d’empêcher l’entrée au Cambodge des individus impliqués dans des crimes graves, de lutter contre les sentiments anti-sud-coréens dans la région, de protéger les Cambodgiens vivant en Corée du Sud et de mettre en œuvre des mesures proactives pour aider et rapatrier les citoyens sud-coréens en difficulté.
Dans leur déclaration, les membres du comité ont exprimé leur frustration face au manque d’action du gouvernement et des médias sud-coréens, exhortant ces derniers à assumer leurs responsabilités et à prendre des mesures concrètes et urgentes pour protéger les Sud-Coréens vivant au Cambodge. Ils ont affirmé qu’ils ne toléreront aucun compromis ou excuse en matière de sécurité et de droits de leurs compatriotes.
Compilé à partir de Yonhap
