Publié le 21 novembre 2025 à 21h30. Un activiste a perturbé la cérémonie annuelle d’échange du sapin de Noël entre la Norvège et le Royaume-Uni à Londres en grimpant à l’arbre, pour dénoncer les projets d’extraction pétrolière.
La traditionnelle remise du sapin de Noël norvégien à Londres, symbole de gratitude pour le soutien britannique pendant la Seconde Guerre mondiale, a été le théâtre d’une action de protestation ce mercredi matin. Un militant d’Extinction Rebellion a escaladé l’arbre, installé sur Trafalgar Square, pour attirer l’attention sur la politique énergétique du Royaume-Uni et de la Norvège.
L’activiste, identifié comme Pål Toft-Eriksen, originaire de Tretten, a entamé son ascension vers 9h30, arborant une banderole exigeant l’arrêt du projet Rosebank, un gisement pétrolier situé en mer du Nord. TV2 rapporte que l’action avait été préparée depuis environ une semaine.
« Il y a maintenant un grimpeur dans le sapin de Noël. Nous exigeons qu’Equinor et Kier Starmer arrêtent Rosebank. »
Jonas Kittelsen, porte-parole d’Extinction Rebellion en Norvège
Selon Jonas Kittelsen, l’action vise à dénoncer l’incompatibilité entre l’exploitation de nouvelles ressources pétrolières et les objectifs climatiques. Le journal en ligne précise que l’activiste est en contact avec les forces de l’ordre.
La maire d’Oslo, Anne Lindboe (H), et le lord-maire Paul Dimoldenberg étaient présents lors de la cérémonie, qui s’est déroulée comme prévu malgré la protestation. L’arbre, exposé à Lørensetertjern près de Slakteren dans le Nordmarka avant son transfert à Londres, est un cadeau annuel de la Norvège au Royaume-Uni.
L’activiste a redescendu de l’arbre vers 10h30. Il avait déjà participé à des actions similaires dans le passé, selon les informations disponibles.
« Si nous voulons avoir un avenir sûr, nous ne pouvons pas ouvrir Rosebank. »
Jonas Kittelsen, porte-parole d’Extinction Rebellion en Norvège
Kittelsen a souligné que le secrétaire général de l’ONU avait appelé à ne pas développer de nouveaux champs pétroliers, et que Rosebank représente une menace pour l’avenir climatique.
