Publié le 12 novembre 2025 à 04h30. L’escalade des tensions entre les États-Unis et le Venezuela prend une tournure préoccupante, alors que Washington renforce sa présence militaire dans les Caraïbes et que le président Trump évoque, sans l’exclure, une intervention armée. Caracas, de son côté, déploie une importante force militaire en réponse à ce qu’il considère comme une menace directe.
- Le président américain Donald Trump a laissé entendre la possibilité d’une guerre en Amérique latine, tout en affirmant que les États-Unis gagneraient rapidement en cas de conflit.
- Les États-Unis ont déployé un important dispositif naval dans la mer des Caraïbes, notamment le porte-avions USS Gerald Ford, le plus grand du monde.
- Le Venezuela a mobilisé 200 000 soldats pour faire face à la « menace » américaine, selon le ministre de la Défense vénézuélien.
La situation s’envenime alors que les États-Unis ont considérablement augmenté leur présence militaire dans la région, avec l’arrivée récente de l’USS Gerald Ford, fleuron de la marine américaine, dans la zone de responsabilité du Commandement Sud. Ce déploiement s’accompagne de la présence du croiseur lance-missiles USS Gettysburg et de systèmes de missiles à lancement vertical, destinés à « assurer la stabilité, dissuader les menaces et renforcer l’interopérabilité », selon la Marine américaine.
Les survols de bombardiers américains, tels que les B-52H et B-1B, au large des côtes vénézuéliennes, contribuent également à l’atmosphère de tension. Donald Trump a minimisé la semaine dernière les craintes d’une guerre directe avec le Venezuela, tout en estimant que les jours de Nicolás Maduro au pouvoir étaient comptés.
« J’ai arrêté huit guerres au cours des neuf derniers mois. Je ne veux pas de guerre, mais si j’en suis, nous allons la gagner rapidement et ce sera violent. »
Donald Trump, président des États-Unis
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions croissantes, exacerbées par les accusations américaines à l’encontre du Venezuela concernant le trafic de drogue. Depuis début septembre, les États-Unis ont coulé une vingtaine de navires soupçonnés de trafic de drogue dans les Caraïbes et le Pacifique, entraînant la mort de 75 personnes.
En réponse à cette escalade, le ministre de la Défense vénézuélien, Vladimir Padrino, a annoncé le déploiement de 200 000 soldats pour contrer la « menace » américaine. Il a souligné que le gouvernement de Maduro avait ordonné d’intensifier la préparation des forces armées et des agences de sécurité, avec des manœuvres de campagne, des exercices d’état-major et une amélioration de la défense côtière.
« Le travail de cohésion, de préparation du peuple, ainsi que l’élévation de la disponibilité opérationnelle des Forces armées nationales bolivariennes (FANB) se poursuivent dans la défense de notre souveraineté et de notre intégrité territoriale. »
Vladimir Padrino, ministre de la Défense vénézuélien
Padrino a affirmé que ce déploiement massif vise à contrer la « menace militaire qui se situe dans les Caraïbes, et qui ne menace pas seulement le Venezuela, mais toute la région latino-américaine ».
Avec les informations d’Europa Press
