Publié le 2024-02-29. Le cancer du poumon, première cause de décès par cancer dans le monde, est souvent diagnostiqué à un stade avancé. Un dépistage précoce et une approche globale du patient sont désormais considérés comme essentiels pour améliorer les chances de survie et la qualité de vie.
Chaque année, environ 1,8 million de personnes meurent du cancer du poumon à l’échelle mondiale, selon les chiffres de l’American Cancer Society. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) souligne que ce cancer est fréquemment détecté tardivement, lorsque les options thérapeutiques sont limitées. Le dépistage des personnes à risque pourrait permettre une détection plus précoce et ainsi améliorer significativement les taux de survie.
Un diagnostic précoce est donc un facteur clé pour améliorer le pronostic et la qualité de vie des patients. Les experts de Harvard recommandent une attention particulière aux signes pulmonaires et à la poitrine, et préconisent des examens d’imagerie pour détecter d’éventuelles masses. Une fois le diagnostic posé, le traitement dépendra du type de cancer et de son stade d’évolution.
Le docteur Gustavo Lyons, chirurgien thoracique spécialisé dans le traitement du cancer du poumon à la Clínica del Sol, insiste sur l’importance d’une approche globale :
« Un patient soutenu par sa famille et par une équipe médicale empathique affronte le processus avec plus de force. Le traitement ne s’adresse pas seulement à la tumeur, mais aussi à la personne dans son ensemble. »
Gustavo Lyons, chirurgien thoracique
Il dirige un programme de détection précoce ciblant les personnes de plus de 50 ans ayant des antécédents de tabagisme, offrant une prise en charge complète à chaque étape.
L’American Cancer Society rappelle que le cancer du poumon, lorsqu’il est découvert à un stade précoce (petit et non propagé), a de meilleures chances d’être traité avec succès. Le dépistage est recommandé aux fumeurs actuels ou anciens ne présentant aucun symptôme.
Il existe deux types principaux de cancer du poumon : le cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC), qui représente 80 à 85 % des diagnostics et inclut l’adénocarcinome, le carcinome épidermoïde et le carcinome à grandes cellules ; et le cancer du poumon à petites cellules (CPPC), qui représente 10 à 15 % des cas et a tendance à métastaser rapidement.
Selon la Société américaine du cancer, l’adénocarcinome est le type le plus courant, touchant aussi bien les fumeurs que les non-fumeurs. Le carcinome épidermoïde est généralement associé au tabagisme et se développe près des bronches principales, tandis que le carcinome à grandes cellules, moins fréquent, se propage plus rapidement.
Le cancer du poumon est souvent asymptomatique à ses débuts. À mesure qu’il progresse, des symptômes tels qu’une toux persistante, des crachats de sang, des douleurs thoraciques, un essoufflement, une respiration sifflante et une perte de poids peuvent apparaître.
« Ces symptômes peuvent coïncider avec d’autres affections, il est donc indispensable de consulter dès leur apparition. »
Centers for Disease Control and Prevention (CDC)
Le tabagisme reste le principal facteur de risque, expliquant la majorité des cas, chez les fumeurs actifs comme chez les personnes exposées à la fumée secondaire. La Mayo Clinic précise que « fumer endommage les cellules qui tapissent les poumons dès la première exposition ». Le risque augmente avec la quantité de cigarettes consommées et la durée de l’habitude, mais arrêter de fumer réduit considérablement le risque de maladie.
Cependant, le cancer du poumon peut également survenir chez des personnes n’ayant jamais fumé. Les études des CDC confirment qu’environ 10 à 20 % des cas annuels aux États-Unis concernent des non-fumeurs. D’autres facteurs de risque incluent l’exposition au radon, la pollution de l’air, les antécédents familiaux, l’amiante et une radiothérapie antérieure de la poitrine. Les CDC rapportent que « le radon contribue à environ 2 900 cas chaque année chez les non-fumeurs ».
La prévention repose sur l’adoption d’un mode de vie sain et la réduction de l’exposition aux facteurs de risque environnementaux, professionnels et domestiques. Ne pas fumer, éviter les environnements enfumés, contrôler les niveaux de radon dans les habitations et limiter l’exposition à l’amiante, à l’arsenic et à la silice contribuent à réduire l’incidence. Une alimentation équilibrée et une activité physique régulière renforcent également la protection.
