Publié le 27 septembre 2023 09h33. Treize entreprises du secteur de la viande blanche en Turquie ont été condamnées à une amende totale de 3,7 milliards de livres turques (environ 130 millions d’euros) pour entente illégale sur les prix. Cette décision fait suite à une enquête approfondie menée par l’autorité turque de la concurrence.
- Le Conseil de la concurrence turc a infligé une amende de 3,7 milliards de livres turques à 13 entreprises du secteur de la viande blanche.
- Cinq entreprises ont bénéficié d’une réduction d’amende en acceptant un compromis avec l’autorité de la concurrence.
- Le Conseil a également ordonné l’arrêt des pratiques de partage de listes de prix, visant à rétablir une concurrence loyale.
L’enquête, menée par le Conseil de la concurrence (Rekabet Kurulu), a révélé que plusieurs entreprises, parmi lesquelles Beypiliç, Bolaz, Keskinoğlu, Lezita et Şenpiliç, s’étaient entendues sur les prix de vente de la viande blanche. Ces pratiques anticoncurrentielles visaient à stabiliser les prix et à limiter la concurrence sur le marché.
Cinq des entreprises concernées – Beypiliç, Bolaz, Keskinoğlu, Lezita et Şenpiliç – ont choisi de coopérer avec l’autorité de la concurrence et ont bénéficié d’une réduction d’amende de 25%, portant le montant total des amendes à 1 milliard 29 millions 355 000 livres turques. Les autres entreprises sanctionnées sont AkpiLiç, AsṗLiCE, BakpiLiç, Banvit, BupiLiCE, ErpiLiç, Gedik et Hastavuk, qui ont été jugées responsables d’échange d’informations sensibles sur les prix.
Le Conseil a infligé une amende de 2 milliards 674 millions 661 000 livres turques à ces huit entreprises. L’entreprise CP Standard Gıda Sanayi, quant à elle, a été reconnue non coupable de toute infraction à la loi sur la concurrence et n’a pas été sanctionnée.
Au-delà des amendes, le Conseil de la concurrence a pris des mesures comportementales pour empêcher la récidive. Il a notamment ordonné aux entreprises de cesser de partager leurs listes de prix avec leurs acheteurs, y compris les revendeurs. L’objectif est de mettre fin au mécanisme d’échange d’informations qui permettait aux entreprises de coordonner leurs prix et de limiter la concurrence. Cette décision vise à assurer une formation des prix plus compétitive dans le secteur et à protéger les consommateurs.
