Le chancelier et le ministre des Affaires étrangères soutiennent fondamentalement la “solution à deux États”, mais la reconnaissance de la Palestine est actuellement prématurée.
Après que l’Assemblée générale de l’ONU ait discuté de la reconnaissance de la Palestine par des pays comme la France, le Portugal, la Grande-Bretagne, le Canada ou l’Australie, le ministre des Affaires étrangères et un diplomate autrichien ont exposé la position de l’Autriche lundi soir à New York. Ils soutiennent une solution à deux États à long terme, mais ne reconnaissent pas actuellement un État palestinien séparé.
“Nous pensons qu’une solution politique est nécessaire en premier”, a déclaré le diplomate dans une interview aux médias autrichiens. Si une solution à deux États devenait réaliste, la reconnaissance de la Palestine serait une possibilité pour l’Autriche. Cependant, il ne pense pas que l’Autriche enverrait un “signal fort” en reconnaissant la Palestine pour le moment.
Un autre diplomate a souligné que la reconnaissance d’un État dont le territoire n’est pas clairement défini a une valeur symbolique, mais qu’il est trop tôt pour cela. Il a également insisté sur la nécessité de sortir de la “polarisation” actuelle, soulignant que les pays qui reconnaissent la Palestine ne sont pas nécessairement pro-Hamas ou anti-Israël, et que ceux qui ne reconnaissent pas ne soutiennent pas inconditionnellement toutes les actions du gouvernement israélien.
L’Autriche a récemment soutenu une déclaration des Nations Unies en faveur de la solution à deux États, rappelant que l’Assemblée générale des Nations Unies avait adopté une résolution appelant à des “mesures concrètes, temporaires et irréversibles” pour une solution à deux États entre Israël et les Palestiniens. L’Autriche et l’Allemagne ont voté en faveur de cette résolution, tandis que les États-Unis, la Hongrie et la République tchèque ont voté contre.
Le diplomate a exprimé l’espoir d’une solution internationale qui assurerait la paix et la satisfaction dans la région, soulignant une approche pragmatique des sanctions qui devraient améliorer la situation de ceux qui ont besoin d’aide, en particulier la population civile de Gaza. Il a également souligné la nécessité pour le Hamas de libérer les otages et de déposer les armes, afin d’ouvrir la voie à une solution humanitaire, tout en condamnant fermement les massacres comme celui du 7 octobre 2023.
Concernant la guerre d’agression russe contre l’Ukraine, les récentes violations de l’espace aérien polonais et estonien ont été qualifiées d'”escalade claire”, servant à “tester notre réaction”. Il a été souligné que l’agression émane de la Russie, et non de l’OTAN ou de l’Europe.
Ces violations ont été qualifiées de “question très sérieuse” et de “tournant dangereux dans une spirale d’escalade”, mettant en danger l’architecture de sécurité européenne. L’Autriche condamne fermement ces violations et exprime sa solidarité avec la Pologne et les pays baltes.
Cette semaine, le chancelier et le ministre des Affaires étrangères participeront à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, où ils assisteront à l’ouverture des débats généraux et à une cérémonie célébrant le 80e anniversaire des Nations Unies sous la direction du secrétaire général António Guterres. Le chancelier sera également présent à un sommet sur la solution à deux États dans le conflit israélo-palestinien.
