Publié le 31 décembre 2025 à 10h32. Pékin a vivement critiqué les réactions internationales suite à ses récentes manœuvres militaires autour de Taïwan, dénonçant l’« hypocrisie » de certains pays qui, selon la Chine, ignorent les provocations des partisans de l’indépendance taïwanaise.
- La Chine accuse le Japon, l’Australie et l’Union européenne d’hypocrisie pour leurs critiques concernant les exercices militaires menés près de Taïwan.
- Pékin affirme que ces pays ferment les yeux sur les activités des forces pro-indépendance taïwanaises et le soutien extérieur qu’elles reçoivent.
- La Chine réaffirme que Taïwan fait partie intégrante de son territoire et que la question relève exclusivement de ses affaires intérieures.
Le ministère chinois des Affaires étrangères a exprimé sa ferme opposition aux critiques formulées par le Japon, l’Australie et les institutions de l’Union européenne concernant les exercices militaires de grande envergure menés lundi et mardi autour de l’île de Taïwan. Ces manœuvres, qui ont inclus des tirs réels et un important déploiement aérien et naval, ont suscité des inquiétudes à l’échelle internationale.
Lors d’une conférence de presse, le porte-parole du ministère, Lin Jian, a déclaré que ces pays et organisations « ferment les yeux » sur les tentatives des forces favorables à l’indépendance de Taïwan de « rechercher la sécession par la force », ainsi que sur le soutien qu’elles reçoivent, selon Pékin, d’acteurs extérieurs. Il a dénoncé une attitude de deux poids, deux mesures.
« Ils déforment les faits, inversent le bien et le mal et confondent la vérité, ce qui est hautement hypocrite. »
Lin Jian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères
Lin Jian a réitéré la position de la Chine selon laquelle Taïwan « est une partie inaliénable du territoire chinois » et que la question taïwanaise « concerne exclusivement les affaires intérieures de la Chine » et « n’admet aucune ingérence extérieure ». Il a souligné que la principale menace à la paix et à la stabilité dans le détroit de Taïwan provient, selon lui, des activités des partisans de l’indépendance et du soutien qu’ils reçoivent de l’étranger.
Le porte-parole a également rappelé que le principe d’une seule Chine constitue « un large consensus de la communauté internationale » et a exhorté le Japon, l’Australie et les pays européens à « respecter leurs engagements politiques », à adhérer strictement à ce principe et à « cesser de s’ingérer » dans la question de Taïwan. Pékin a affirmé avoir transmis des « protestations formelles » aux pays concernés.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions croissantes dans la région, exacerbées par les manœuvres militaires chinoises et les préoccupations concernant les ambitions de Pékin à l’égard de Taïwan, qui se considère comme un État souverain.
