San Luis Potosí, le 4 octobre 2025. Les députés de l’État de San Luis Potosí s’apprêtent à renforcer la réglementation du secteur immobilier afin de lutter contre la fraude et d’assurer une plus grande transparence dans les transactions de vente et de location.
- Une réforme de la Loi sur l’enregistrement est en cours d’approbation pour encadrer plus strictement les agents immobiliers.
- L’objectif est de créer un registre complet et fiable des professionnels du secteur.
- Les nouvelles dispositions visent également à protéger les citoyens contre les pratiques frauduleuses.
La Commission de développement économique et social du Congrès d’État a donné son feu vert à l’avis favorable concernant la réforme de la Loi sur l’enregistrement de San Luis Potosí. Cette initiative, portée par les députés Luis Emilio Rosas Montiel et César Arturo Lara Rocha, vise à mettre fin aux pratiques douteuses qui affectent les acheteurs et les vendeurs de biens immobiliers.
Selon Luis Emilio Rosas Montiel, vice-président de la commission, les citoyens et les agents immobiliers sont souvent confrontés à des incertitudes lors des transactions, avec un risque réel de fraude.
« Les citoyens et les agents immobiliers eux-mêmes sont exposés à l’incertitude lorsqu’ils effectuent des opérations d’achat et de vente, risquant d’être victimes de fraude. »
Luis Emilio Rosas Montiel, vice-président de la Commission de développement économique et social
La réforme prévoit de modifier les sous-sections b) et c) de la fraction II de l’Article 6 et d’ajouter un deuxième paragraphe à l’Article 7 de la législation actuelle. Elle ambitionne de professionnaliser et de moderniser le secteur immobilier en établissant un registre exhaustif des agents autorisés dans l’État.
Le député Rosas Montiel a souligné l’essor rapide du marché immobilier dans la capitale Potosin, rendant indispensables des mécanismes de contrôle plus rigoureux pour garantir la transparence des opérations.
César Lara Rocha, président de la Commission de développement territorial durable et co-promoteur de l’initiative, a rappelé que cette proposition est née de rencontres avec l’Association mexicaine des professionnels de l’immobilier (Ampi) et sa présidente, Olga Espitia. Cette dernière avait exprimé son inquiétude face au manque de réglementation en vigueur.
« Elle a parlé de ce qui se trouvait dans le registre, si je ne me trompe pas, environ 300 enregistrés comme agents immobiliers qui s’inscrivent en Sedeco, mais en réalité, il peut y avoir plus de 3 000 ou 4 000 dans tout l’État. Cela a été fourni pour que les personnes qui se consacrent à faire des méfaits puissent simuler ou tromper les gens, et qui mène à la perte de l’héritage de Potosinos, ce qui est le plus inquiet. »
César Lara Rocha, président de la Commission de développement territorial durable
La réforme stipule que chaque agent immobilier devra afficher son numéro d’enregistrement de manière visible sur ses publicités, permettant ainsi aux citoyens de vérifier s’il s’agit d’un professionnel certifié ou non.
Concernant les plaintes pour fraude immobilière, le député Lara Rocha a précisé que le bureau du procureur général de l’État mène actuellement des enquêtes.
« La seule chose que je sais, c’est qu’ils font l’objet d’une enquête et qu’ils essaient de voir s’il y a des notaires impliqués ou des personnes du registre public dans cette situation. Donc, ce que je vous dirais, c’est que rien d’autre, nous exhortons l’autorité à poursuivre les enquêtes et la citoyenneté qui est très prudente dans le problème de l’immobilier. »
César Lara Rocha, président de la Commission de développement territorial durable
Le législateur a insisté sur le fait que la réforme ne vise pas à restreindre l’activité de ceux qui proposent des services sur les réseaux sociaux ou louent des biens de manière indépendante, mais plutôt à leur offrir un accès à la formation et aux certifications nécessaires pour renforcer leur professionnalisme.
« Toute personne qui est sérieuse et veut se consacrer à cela, et se voir offrir une formation et une incitation en tant que certification aidera évidemment son entreprise à être plus sérieuse. »
César Lara Rocha, président de la Commission de développement territorial durable
L’avis favorable sera maintenant soumis à la plénière du Congrès pour discussion et vote lors des prochaines sessions.
