Publié le 21 novembre 2025 à 09h19. Le secteur du bâtiment voit ses revenus liés aux travaux de rénovation énergétique chuter, ce qui inquiète quant à l’impact sur l’emploi et pousse le gouvernement à reconsidérer les futures réductions des bonus fiscaux.
- Les entreprises de construction ont enregistré une baisse de 22 % de leur chiffre d’affaires pour les travaux éligibles à des avantages fiscaux durant les sept premiers mois de l’année, par rapport à la même période en 2024.
- Cette diminution des revenus entraîne une baisse des recettes fiscales (IRPEF et TVA) et pourrait nécessiter une augmentation des indemnités de licenciement.
- Le gouvernement envisage de bloquer un nouveau durcissement des bonus fiscaux pour l’année 2026, afin d’éviter une chute encore plus importante des taux d’incitation à la rénovation énergétique.
La baisse d’activité dans le secteur de la construction, révélée par l’analyse des données de virements bancaires liés aux déductions fiscales, est source de préoccupation. Cette diminution de 22 % du chiffre d’affaires pour les travaux déductibles, comparée aux sept premiers mois de 2024, se traduit directement par une perte de recettes pour l’État. Moins de travaux de rénovation énergétique signifient moins d’IRPEF (impôt sur le revenu des personnes physiques) et de TVA collectée.
Les conséquences de cette situation pourraient être lourdes, notamment en termes d’emploi. Une baisse de l’activité dans le bâtiment pourrait entraîner une augmentation des licenciements, nécessitant un financement accru des indemnités. Face à ce constat, le gouvernement est incité à revoir sa politique en matière de bonus fiscaux. Sans intervention législative, les taux de déduction pour les travaux de rénovation énergétique pourraient chuter à 36 % pour les logements principaux et à 30 % pour les autres types de biens immobiliers à partir du 1er janvier prochain.
Cette situation intervient dans un contexte de tensions politiques autour du projet de loi de finances. Les discussions portent également sur la fiscalité des locations de courte durée, avec la Ligue souhaitant revenir à un taux de 21 % pour le régime de la location meublée non professionnelle. Ces débats, conjugués aux nouvelles taxes sur les banques et les assurances, créent des frictions entre les partis de la majorité gouvernementale. Selon certains observateurs, ces divergences seraient difficiles à comprendre pour un public étranger non familier avec les dynamiques politiques italiennes.
Il est peu probable, selon des sources proches du dossier, que les mesures contenues dans le projet de loi de finances aient été élaborées à l’insu des partis majoritaires. L’équipe éditoriale s’efforce de répondre aux questions les plus fréquemment posées par les lecteurs concernant les nouveautés du projet de loi de finances.
