Publié le 2024-11-20 10:35:00. La présidente Catherine Connolly a mis en garde contre les conséquences désastreuses du changement climatique, soulignant l’urgence d’une action ambitieuse pour éviter de lourdes sanctions financières et protéger les générations futures.
- L’Irlande risque des amendes pouvant aller de 8 à 26 milliards d’euros de la part de l’Union européenne pour non-respect de ses objectifs de réduction des émissions.
- Catherine Connolly estime que le changement climatique, aux côtés des conflits internationaux, représente une menace existentielle pour la civilisation.
- Elle plaide pour une éducation au climat qui prenne en compte les aspects émotionnels et les valeurs de solidarité et de justice.
Lors d’un séminaire organisé par An Taisce à Dublin mercredi, la présidente Connolly a insisté sur la nécessité de placer la lutte contre le changement climatique au cœur de l’agenda national et international. Elle a qualifié de « considérables » les sommes que l’Irlande pourrait devoir payer en pénalités pour ne pas atteindre ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, comme le soulignent les rapports récents du Conseil consultatif sur le changement climatique et du Conseil consultatif budgétaire irlandais.
Selon ces mêmes rapports, l’Irlande s’achemine vers le haut de la fourchette des amendes potentielles, qui pourraient atteindre entre 8 et 26 milliards d’euros. La présidente a souligné l’impératif de se « décarboner avec la plus grande urgence ».
« En tant que présidente, j’utiliserai mon rôle pour sensibiliser et inspirer l’action, en utilisant ma voix et la plateforme de la présidence pour souligner l’urgence de l’action climatique pour soutenir les communautés, car un travail énorme est effectué sur le terrain par les communautés, les scientifiques et les militants qui travaillent pour le changement, et pour bâtir… sur le lien réel et étroit entre les Irlandais et la nature »
Catherine Connolly, Présidente
Elle a également mis en avant un devoir moral envers les générations futures, appelant à agir dès maintenant pour préserver « notre planète commune et nos foyers communs ». Pour elle, une action transformatrice est indispensable, plaçant la responsabilité environnementale et la justice climatique au cœur de toutes les décisions.
« Il ne s’agit pas simplement de budgets carbone, de notre concentration sur les émissions de gaz à effet de serre, il s’agit d’équité, de justice, de la qualité de vie que nous laissons derrière nous et du type de pays que nous voulons donner à nos enfants et à nos petits-enfants », a-t-elle déclaré.
La présidente Connolly s’est également inquiétée de la précarité énergétique croissante, touchant de nombreux foyers confrontés à la hausse des coûts de l’énergie et à une vulnérabilité accrue face aux aléas climatiques. Elle a insisté sur la nécessité de donner aux citoyens les moyens d’agir, en leur fournissant les connaissances et les compétences nécessaires pour devenir des acteurs du changement.
Elle a plaidé pour une éducation au climat qui ne se limite pas aux aspects techniques, mais qui prenne également en compte les émotions et les valeurs. Il est essentiel, selon elle, de reconnaître les sentiments de peur et d’anxiété face à la gravité de la crise climatique, tout en cultivant des valeurs de solidarité et de justice sociale pour une transition équitable.
Enfin, la présidente a souligné l’importance de veiller à ce que le changement climatique ne vienne pas perturber davantage le système éducatif, comme cela se produit déjà dans d’autres pays.
Pour en savoir plus sur l’évolution du climat en Irlande dans les 20 prochaines années, consultez cet article.
