Publié le 29 décembre 2025 à 01h20. Une nouvelle enquête d’opinion révèle une opinion publique chilienne partagée sur le soutien à apporter à Michelle Bachelet à l’ONU et sur l’orientation générale du pays sous la présidence de Gabriel Boric, alors que l’année touche à sa fin.
- 52 % des Chiliens estiment que José Antonio Kast devrait soutenir la candidature de Michelle Bachelet au poste de secrétaire général de l’ONU, mais ce chiffre grimpe à 68 % parmi ses propres électeurs qui souhaitent un rejet de cette candidature.
- L’approbation de la gestion du président Gabriel Boric s’établit à 35 % pour la quatrième semaine de décembre, un léger gain de 2 points, tandis que 59 % la désapprouvent.
- Plus de la moitié des Chiliens (55 %) pensent que le gouvernement Boric ne parviendra pas à améliorer le pays par rapport à la situation héritée en 2022.
L’enquête Cadem, publiée ce dimanche et portant sur la quatrième semaine de décembre, dresse un portrait contrasté de l’état d’esprit des Chiliens. Concernant la candidature de Michelle Bachelet à la tête des Nations unies, une majorité de la population (52 %) juge que José Antonio Kast, figure de l’opposition, devrait lui apporter son soutien. Paradoxalement, parmi les électeurs de Kast, une proportion beaucoup plus élevée (68 %) estime qu’il devrait au contraire s’opposer à cette candidature.
Sur le plan national, l’optimisme prudent semble gagner du terrain. 46 % des personnes interrogées estiment que le Chili est sur la bonne voie, un niveau d’optimisme qui n’avait pas été atteint depuis mars 2022. Cependant, 23 % prévoient une situation difficile et 18 % anticipent une amélioration modérée.
L’enquête aborde également la question de la composition du prochain cabinet ministériel. Une majorité de Chiliens (54 %) se disent favorables à la nomination de cadres issus du secteur privé. De plus, 46 % soutiennent l’idée d’intégrer d’anciens généraux ou commandants des forces armées et de police au gouvernement. À l’inverse, une forte majorité (56 %) s’oppose à la nomination de sénateurs, députés ou maires en exercice, et cette opposition monte à 58 % s’il s’agit de parlementaires récemment élus.
En ce qui concerne la popularité du président Gabriel Boric, l’enquête révèle une légère amélioration de son taux d’approbation, qui atteint 35 % (+2 points) pour la quatrième semaine de décembre. Néanmoins, 59 % des Chiliens continuent de désapprouver sa gestion. En fin d’année 2025, le président Boric affiche un taux d’approbation de 32 % et un taux de désapprobation de 63 %, des chiffres stables par rapport à 2024.
Enfin, l’enquête met en lumière un certain scepticisme quant à la capacité du gouvernement Boric à améliorer la situation du pays. 55 % des Chiliens pensent que le gouvernement ne parviendra pas à offrir un pays meilleur que celui hérité en 2022. La moitié des interrogés (50 %) expriment leur désaccord avec la politique du président et estiment qu’il a mené une mauvaise politique, tandis que 30 % se disent satisfaits de son action et la jugent positive.
