Publié le 9 décembre 2023 08:12:00. La qualité de l’air à Delhi reste préoccupante, avec des niveaux de pollution considérés comme « très médiocres » dans plusieurs quartiers, tandis qu’une décision concernant la libération sous caution de manifestants arrêtés pour avoir protesté contre cette situation est attendue ce vendredi.
- La qualité de l’air à Delhi est classée comme « très médiocre » dans plusieurs zones, notamment Ashok Vihar, Bawana, Anand Vihar, Chandani Chowk et Dwarka.
- La zone autour de la Porte de l’Inde et de Kartavya Path affiche une qualité de l’air « pauvre ».
- Un tribunal de Delhi doit statuer sur les demandes de libération sous caution de personnes arrêtées lors d’une manifestation contre la pollution atmosphérique.
Plusieurs régions de Delhi sont confrontées à une dégradation persistante de la qualité de l’air. Selon les données de la Commission centrale de contrôle de la pollution (CPCB), plusieurs quartiers ont enregistré des niveaux d’Indice de qualité de l’air (IQA) considérés comme « très faibles » mardi. Ashok Vihar (305), Bawana (342), Anand Vihar (319), Chandani Chowk (333) et Dwarka (314) figurent parmi les zones les plus touchées.
La situation est particulièrement préoccupante autour de la Porte de l’Inde et de Kartavya Path, où l’IQA se situe autour de 265, classé comme « pauvre » par la CPCB. À Ghazipur et dans le secteur d’Akshardham, l’IQA atteint également 319, une valeur qui correspond à la catégorie « très faible ». Une épaisse couche de fumée toxique recouvre la zone d’ITO, où l’IQA est d’environ 294.
Pour rappel, la CPCB définit la qualité de l’air comme suit : un IQA de 0 à 50 est considéré comme « bon » (impact minime ou nul sur la santé), de 51 à 100 comme « satisfaisant » (acceptable, mais pouvant causer un léger inconfort aux personnes sensibles), de 101 à 200 comme « modéré » (pouvant déclencher des difficultés respiratoires chez les personnes souffrant d’asthme ou de problèmes cardiaques), de 201 à 300 comme « faible » (exposition prolongée pouvant causer une gêne respiratoire), de 301 à 400 comme « très faible » et de 401 à 500 comme « grave ».
Parallèlement à la crise de la qualité de l’air, un tribunal de Delhi examine les demandes de libération sous caution de plusieurs personnes arrêtées lors d’une manifestation organisée le 23 novembre sur Kartavya Path pour dénoncer la détérioration de la qualité de l’air. La décision, initialement prévue, a été reportée au 9 décembre en raison de la maladie du magistrat judiciaire Aridaman Singh Cheema, selon un rapport de PTI. Les manifestants sont accusés d’avoir utilisé du gaz poivré contre les forces de l’ordre et d’avoir scandé des slogans controversés. Leurs avocats plaident pour une libération rapide, soulignant l’imminence des examens.
La situation est contrastée avec Mumbai, où, malgré une brume matinale, l’IQA autour de la zone de remise en état de Bandra est classé comme « modéré » (environ 170) par la CPCB.
