Publié le 10 décembre 2025 18h10:00. Le choix du milieu de culture s’avère crucial pour la production efficace et économique de cellules souches mésenchymateuses humaines (CSM) issues du cordon ombilical, avec des différences notables en termes de robustesse et de coûts. Une étude récente met en lumière l’avantage des milieux sans sérum pour optimiser ce processus.
- Les milieux de culture sans sérum et sans xéno permettent d’accélérer la prolifération cellulaire et d’améliorer la viabilité des CSM.
- L’utilisation d’un milieu bien caractérisé est essentielle pour garantir la cohérence entre les lots de production et faciliter le respect des exigences réglementaires.
- Le coût de production moyen estimé pour un million de cellules (1 × 109) s’élève à environ 2 472 $.
La production de cellules souches mésenchymateuses humaines (CSM) dérivées du sang de cordon est un domaine en pleine expansion, mais la variabilité des milieux de culture disponibles peut impacter significativement la qualité et le coût des lots produits. Une équipe de chercheurs de Shenzhen Beike Biotechnology, dirigée par Xiao Liang et Wanglong Chu, a récemment analysé cinq milieux de culture basaux et sans sérum/sans xéno afin de déterminer ceux qui offrent les meilleures performances en termes de prolifération cellulaire, de viabilité et d’expression des marqueurs spécifiques des CSM.
L’étude, dont les résultats ont été publiés dans cet article, révèle que les milieux sans sérum présentent des avantages considérables par rapport aux milieux basaux. Les chercheurs ont constaté que les milieux sans sérum permettent d’obtenir des temps de doublement de la population significativement plus rapides – allant de près de 17 à près de 20 heures contre 23 heures pour les milieux basaux – ainsi que des cellules de plus petite taille (entre 15,5 et 17,8 µm) et une morphologie plus uniforme. Ces caractéristiques sont corrélées à une meilleure viabilité cellulaire et à une récupération plus efficace après cryoconservation.
Pour assurer la croissance cellulaire, les trois milieux sans sérum et sans xéno identifiés nécessitaient une supplémentation en lysat plaquettaire humain (HPL) à une concentration de 2 %, tandis que le milieu basal était optimisé à 5 % de HPL. Les chercheurs n’ont observé de différences négligeables entre des concentrations de HPL de 5 % et 10 % en termes d’impact sur la croissance cellulaire.
La stabilité de l’identité des CSM pendant leur expansion est un facteur crucial pour garantir la cohérence entre les lots de production, un aspect particulièrement important dans le cadre des processus réglementaires. Comme le soulignent les auteurs, s’appuyer sur un milieu de culture bien caractérisé permet aux biofabricants de justifier des études de comparabilité et de respecter les principes de qualité dès la conception.
Afin de valider ces résultats, l’équipe a étendu le processus à 16 unités de production à dix couches, confirmant ainsi la stabilité des CSM produites en multilots. Les chercheurs ont également tenu compte de leurs travaux antérieurs, qui avaient montré que le temps de doublement de la population augmentait avec la durée de conservation restante du milieu de culture. Ils ont donc veillé à ce que le délai de péremption restant soit supérieur à 160 jours lors de la recherche actuelle, maintenant ainsi un temps de doublement stable et un coût de production moyen estimé à environ 2 472 $ par million de cellules (1 × 109).
