Publié le 29 septembre 2025 à 15h22. L’odeur réconfortante, mais parfois envahissante, du poulet rôti d’une cantine de quartier devient une source de réflexion sur l’intrusion du quotidien dans l’intimité de la vie domestique.
L’arôme du poulet rôti s’infiltre par la fenêtre de notre chambre au premier étage six jours sur sept. C’est un signe distinctif de la table chaude (cantine) située au rez-de-chaussée. Dès notre emménagement, j’ai tenté de fermer la fenêtre ou de bloquer l’odeur avec une serviette lorsque j’y oubliais. Non pas que je n’appréciais pas cette fragrance, mais elle me semblait déplacée dans une chambre à coucher.
Toute tentative de contrer cette invasion olfactive s’est avérée vaine, même avec la fenêtre fermée. Au contraire, chaque mesure semblait amplifier l’odeur. Nous avons fini par abandonner toute résistance, et comme si elle avait perçu notre reddition, l’odeur s’est intensifiée et a progressivement envahi toute la pièce.
