Publié le 3 décembre 2025 à 09h51. La Commission des valeurs mobilières (CVM) brésilienne a rejeté les offres de règlement à l’amiable présentées par plusieurs acteurs impliqués dans une enquête sur des irrégularités liées à la distribution d’actions de fonds d’investissement. Ces offres, totalisant 21,3 millions de reais (environ 4,1 millions d’euros), visaient à clore les poursuites.
- La CVM a refusé les propositions de Banco Master, Viking Participações, Daniel Vorcaro, Entre Investimentos e Participações et d’Antônio Carlos Freixo Junior.
- Cette décision intervient malgré l’avis favorable du Comité des Termes d’Engagement (CTC), l’instance technique de la CVM.
- Les offres de règlement proposées variaient en montant, allant de 2,475 millions à 5,94 millions de reais.
La Commission des valeurs mobilières brésilienne (CVM) a annoncé ce mardi 3 décembre avoir rejeté les propositions de règlement soumises par les parties impliquées dans l’enquête concernant des irrégularités survenues lors de l’émission et de la distribution d’actions de fonds d’investissement à capital variable. Le montant total des offres de règlement s’élevait à 21,3 millions de reais (environ 4,1 millions d’euros).
Cette décision, prise en séance plénière, va à l’encontre des recommandations du Comité des Termes d’Engagement (CTC), une instance interne à la CVM regroupant des experts techniques. Le CTC avait jugé que les propositions méritaient d’être examinées plus avant.
Les offres avaient été déposées individuellement par Entre Investimentos e Participações et par Antônio Carlos Freixo Junior. Entre s’était engagée à verser 4,95 millions de reais (environ 960 000 euros), tandis que Freixo Junior proposait 2,475 millions de reais (environ 480 000 euros). Entre Investimentos était une contrepartie dans les négociations concernant les parts du fonds d’investissement immobilier Brazil Realty FII.
Banco Master, Viking Participações et Daniel Vorcaro avaient quant à eux présenté une proposition commune. Ils s’étaient engagés à payer respectivement 5,94 millions de reais (environ 1,15 million d’euros), 4,95 millions de reais (environ 960 000 euros) et 2,97 millions de reais (environ 575 000 euros). Banco Master était accusé d’avoir agi en tant que souscripteur lors de la troisième émission d’actions de Brazil Realty FII. Viking Participações était impliquée en tant que contrepartie dans les négociations relatives aux actions du fonds. Daniel Vorcaro était, quant à lui, accusé d’avoir été administrateur de Banco Máxima (ancien nom de Banco Master) et de détenir des responsabilités au sein de Viking Participações.
L’enquête de la CVM porte sur des allégations de pratiques irrégulières dans la commercialisation de parts de fonds d’investissement, soulevant des questions sur la transparence et la protection des investisseurs.
