Publié le 9 décembre 2025. Le Sénat philippin s’est dit prêt à soutenir le sénateur Ronald dela Rosa en cas d’arrestation par la Cour pénale internationale (CPI) dans le cadre de l’enquête sur la guerre contre la drogue menée sous l’administration Duterte, tandis que d’autres figures politiques contestent les tentatives du gouvernement de les poursuivre.
- Le président du Sénat, Vicente Sotto III, a affirmé que le Sénat apportera une assistance institutionnelle complète à Dela Rosa.
- L’ancien porte-parole présidentiel, Harry Roque, conteste une demande de notice rouge d’Interpol à son encontre, la qualifiant de politiquement motivée.
- Des inquiétudes sont exprimées quant à la réticence du gouvernement à lancer une enquête indépendante sur les projets d’infrastructures publiques.
Le Sénat philippin se prépare à défendre l’un de ses membres, le sénateur Ronald dela Rosa, face à une possible arrestation par la Cour pénale internationale (CPI). Cette annonce intervient alors que des informations circulent sur l’émission potentielle d’un mandat d’arrêt à son encontre dans le cadre de l’enquête sur les exécutions extrajudiciaires présumées survenues pendant la guerre contre la drogue, dont il était le principal artisan en tant que chef de la police nationale philippine. Le président du Sénat, Vicente Sotto III, a déclaré samedi que les sénateurs confrontés à des problèmes juridiques, qu’ils soient locaux ou internationaux, ont droit au même soutien et aux mêmes privilèges.
Selon Sotto, le Sénat est prêt à fournir une assistance institutionnelle complète à Dela Rosa si nécessaire. Le sénateur Dela Rosa lui-même s’est dit préoccupé par la possibilité d’un mandat d’arrêt de la CPI et n’a pas été vu en public ni au Sénat depuis début novembre.
Parallèlement, l’ancien porte-parole présidentiel, Harry Roque, se retrouve également au centre d’une bataille juridique. Il a demandé à la Commission de contrôle des fichiers d’Interpol (CCF) de rejeter la demande du gouvernement philippin d’une notice rouge à son encontre. Roque affirme que cette demande est illégale, politiquement motivée et basée sur une affaire pénale fabriquée de toutes pièces. Il a déposé son opposition auprès de la CCF, l’organisme chargé de garantir que les demandes de notice rouge respectent la constitution d’Interpol et les règles de protection des données.
« Cette demande viole de manière flagrante les normes des droits de l’homme de l’organisation. »
Harry Roque, ancien porte-parole présidentiel
Roque soutient que la demande des Philippines contrevient aux articles 2 et 3 de la Constitution d’Interpol, qui exigent le respect des droits de l’homme et interdisent à l’organisation d’intervenir dans des questions considérées comme « à caractère principalement politique ».
Sur le plan national, le président pro tempore du Sénat, Panfilo Lacson, a exprimé son inquiétude face à ce qu’il perçoit comme un désintérêt soudain de Malacañang pour le projet de création d’une commission indépendante chargée d’enquêter sur les anomalies présumées dans les projets d’infrastructures publiques. Cette commission, initialement saluée par l’administration, visait à institutionnaliser un processus d’enquête indépendant et à aider le Bureau du Médiateur et le ministère de la Justice (DOJ) à monter des dossiers solides contre les fonctionnaires impliqués dans l’utilisation abusive des fonds publics.
Enfin, les Jeux d’Asie du Sud-Est ont officiellement débuté mardi à Bangkok, dans un contexte d’organisation chaotique et de tensions frontalières persistantes entre la Thaïlande et le Cambodge. Des milliers d’athlètes de 11 pays d’Asie du Sud-Est participent à la compétition, qui se déroulera jusqu’au 20 décembre à Bangkok et dans la province de Chonburi. Parmi les participants figurent des athlètes de renom tels que Hidilyn Diaz (Philippines) et Rizki Juniansyah (Indonésie), médaillés d’or olympiques en haltérophilie, ainsi que Kunlavut Vitidsarn (Thaïlande), médaillé d’argent en badminton.
En matière d’investissement, les approbations restent en deçà des objectifs fixés pour l’année 2025, avec 816,81 milliards de pesos approuvés jusqu’à présent, contre 1,58 billion de pesos l’année précédente et un objectif de 1,75 billion de pesos. Le Département du Commerce reste toutefois optimiste quant à une augmentation de dernière minute.
Le Comité olympique philippin (POC) vise à dépasser sa performance aux SEA Games de 2023, où l’équipe des Philippines a remporté 58 médailles d’or, 85 d’argent et 117 de bronze. Avec 1 168 athlètes participant à l’événement, le POC espère améliorer son nombre total de médailles.
Pour plus d’informations, consultez le section Opinion et éditorial du Manila Times, avec des contributions d’Antonio Contreras, Yen Makabenta et Orlando Mercado. L’éditorial du jour porte sur la nécessité de réformer le système de listes de partis.
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