Publié le 2025-11-01 03:04:00. Des chercheurs ont identifié une perturbation de la communication entre certaines zones du cerveau comme un facteur clé dans le développement du délire chez les patients victimes d’hémorragie intracérébrale, ouvrant la voie à de potentiels outils de diagnostic précoce et de traitement.
- Une connectivité fonctionnelle anormale entre le tronc cérébral et le gyrus parahippocampique gauche est associée au délire.
- La force de cette connectivité peut prédire l’apparition du délire avec une précision élevée (aire sous la courbe de 0,893).
- Restaurer cette connectivité pourrait devenir une stratégie thérapeutique pour prévenir ou atténuer le délire.
Le délire, un trouble neuropsychiatrique aigu caractérisé par une confusion, des troubles de l’attention et de la cognition, est une complication fréquente chez les patients souffrant d’hémorragie intracérébrale (HIC), une grave condition résultant d’un saignement dans le cerveau. Malgré sa prévalence et son impact sur la récupération des patients, les mécanismes cérébraux précis qui sous-tendent ce délire restent largement méconnus. Une nouvelle étude, publiée dans la revue Surspécialités neurochirurgicales, apporte un éclairage significatif sur ce sujet.
L’équipe de recherche a utilisé des techniques avancées d’imagerie cérébrale, dites de « réseauomique », pour analyser la connectivité fonctionnelle (FC) au sein du système d’activation réticulaire ascendant (ARAS). L’ARAS est un réseau neuronal crucial pour maintenir l’éveil et l’attention. Les chercheurs ont comparé les patients atteints d’HIC présentant un délire à ceux qui n’en souffraient pas, afin d’identifier les différences dans la communication entre les différentes régions du cerveau.
Leurs analyses ont révélé une perturbation significative de la FC entre les noyaux de l’ARAS situés dans le tronc cérébral et le gyrus parahippocampique gauche chez les patients délirants. Plus précisément, la force de la connexion entre ces deux zones s’est avérée être un indicateur fiable de l’apparition du délire. L’aire sous la courbe (AUC) de 0,893, un indicateur de performance diagnostique, témoigne d’une précision prédictive élevée.
Selon les chercheurs, cette perturbation de la connectivité pourrait jouer un rôle central dans le développement du délire post-HIC. Ils suggèrent que restaurer une communication normale entre ces régions cérébrales pourrait constituer une approche thérapeutique prometteuse pour prévenir ou inverser le délire. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour valider ces résultats et explorer les moyens de moduler cette connectivité de manière ciblée. La force de cette connectivité pourrait servir de biomarqueur efficace pour identifier les patients à risque et mettre en place des interventions précoces.
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Référence du journal :
Zhang, J., et coll. (2025). La connectivité perturbée du système d’activation réticulaire ascendant du tronc cérébral, le gyrus parahippocampique des noyaux gauches, pourrait révéler des mécanismes de délire suite à une hémorragie intracérébrale des noyaux gris centraux. Surspécialités neurochirurgicales. doi.org/10.14218/nsss.2025.00030
