Publié le 2024-02-29 10:32:00. L’accès à un diagnostic de démence reste problématique en Suède, avec des délais d’attente considérables et des disparités régionales importantes. Une évaluation récente met en lumière la lenteur du processus, alors que plus de 150 000 personnes sont concernées par cette maladie.
- Les délais de diagnostic de démence dépassent souvent les 90 jours garantis par le système de santé, particulièrement dans les soins spécialisés.
- Moins de la moitié des patients suivis en soins primaires reçoivent un diagnostic dans les délais impartis.
- Malgré ces difficultés, le nombre de patients faisant l’objet d’une évaluation complète pour démence a considérablement augmenté en soins primaires.
En Suède, environ 150 000 personnes vivent avec la démence. Un diagnostic précoce est essentiel pour permettre une prise en charge adaptée, une planification de l’avenir et un soutien aux patients et à leurs proches. Pourtant, selon une évaluation nationale du Conseil national de la santé et de la protection sociale (Socialstyrelsen), l’accès à un diagnostic reste un défi majeur.
Les chiffres sont préoccupants : moins de la moitié des patients en soins primaires bénéficient d’un diagnostic dans les 90 jours suivant leur prise en charge, conformément aux garanties de soins. La situation est encore plus critique dans le secteur des soins spécialisés, où seulement trois patients sur dix reçoivent un diagnostic dans les mêmes délais.
« Il est inquiétant que des gens soient obligés de vivre dans l’incertitude pendant si longtemps. Lorsque les gens doivent attendre des mois, cela affecte toute leur vie – leurs relations, leur sécurité et leur capacité à planifier. »
Björn Eriksson, directeur général du Conseil national de la santé et du bien-être social
L’évaluation du Socialstyrelsen souligne également d’importantes variations régionales dans les délais d’attente. Si des progrès sont constatés, le rythme de ces améliorations est jugé trop lent, voire insuffisant dans certaines régions du pays.
Cependant, l’évaluation nationale ne relève pas que des points négatifs. Le pourcentage de patients faisant l’objet d’une enquête complète sur la démence en soins primaires a augmenté de manière significative depuis 2018, atteignant désormais 88 %. Cette amélioration témoigne d’un effort accru pour identifier les personnes susceptibles de souffrir de cette maladie.
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