Publié le 2025-12-13 21:32:00. Ruben, un homme qui a longtemps cherché l’approbation des autres pour éviter les conflits, témoigne d’un cheminement personnel complexe, marqué par des deuils et une quête de soi qui l’a conduit à une prise de conscience : l’attention n’est pas un but en soi.
- Ruben a longtemps utilisé la recherche d’approbation comme stratégie pour éviter les confrontations.
- Une année 2014 particulièrement difficile, marquée par des pertes personnelles et une rupture amoureuse, a été le point de départ d’une thérapie intensive en Angleterre.
- Il a appris à distinguer l’envie de plaire de la nécessité de s’effacer, et à accepter que l’attention ne soit pas une fin en soi.
Pendant des années, pour Ruben, attirer l’attention n’était pas une ambition, mais un mécanisme de défense. Il confie avoir toujours redouté les conflits, considérant qu’ils représentaient le pire des maux. « Je pensais qu’un conflit était la pire chose qui puisse exister », explique-t-il. Pour maintenir une ambiance sereine, il s’était habitué à adopter le point de vue des autres, à rire de leurs blagues, à être toujours d’accord. « À plusieurs reprises, je regardais ce que l’autre personne pensait être des blagues amusantes, puis j’ai commencé à les faire. Je me joignais à l’autre personne », raconte-t-il. Pour lui, l’absence de conflit se traduisait par une adhésion totale à l’autre : « Quand n’es-tu pas en conflit ? Quand je fais les blagues que tu aimes et quand je suis toujours d’accord avec toi. »
L’année 2014 a marqué un tournant brutal. En l’espace d’un an, quatre personnes proches de lui sont décédées, et sa relation sentimentale a pris fin. « C’était tout simplement trop », témoigne-t-il. Cette accumulation de deuils et de bouleversements l’a poussé à prendre une décision radicale : partir en Angleterre pour suivre une formation intensive. « J’ai commencé à suivre un cours de dix jours. Changeur de jeu a été. Cela équivaut à six mois de thérapie », précise-t-il.
Cette expérience lui a permis de prendre du recul et de remettre en question ses schémas de comportement. Il a appris que l’envie de plaire n’est pas intrinsèquement négative, à condition qu’elle ne se fasse pas au détriment de soi-même. « J’y ai appris que plaire n’est pas une mauvaise chose, à moins que ce ne soit à ses dépens. Cela ne me fait plus si peur », affirme-t-il. Cependant, le besoin d’attention n’a pas disparu du jour au lendemain. « C’est un gouffre sans fond. C’est plutôt un gouffre mode de vie que cela sert un objectif clair », nuance-t-il.
Ruben ressent néanmoins un changement profond. Il se surprend de plus en plus à penser qu’il n’est pas nécessaire de constamment chercher à attirer l’attention. « Je me dis de plus en plus : il n’est pas nécessaire d’attirer l’attention. Tout le monde peut être là, moi y compris », conclut-il.
Récemment, Ruben s’est retrouvé confronté à la chroniqueuse Angela de Jong. Vous pourrez découvrir les détails de cette rencontre dans la vidéo ci-dessous.
