La Guilde des Jockeys a publié le 25 septembre une déclaration contestant fermement la décision de la Horseracing Integrity and Safety Authority (HISA) de suspendre le jockey Paco Lopez pour une durée de six mois. La déclaration a été légèrement modifiée.
La sanction imposée à Paco Lopez le 22 septembre 2025, consistant en une “suspension immédiate de six mois”, est jugée totalement injustifiée et même ridicule par la Guilde des Jockeys.
Cette décision s’inscrit dans une série de sanctions sévères et parfois inexplicables infligées à des jockeys pour des infractions liées à l’utilisation du fouet.
La Guilde des Jockeys ne cautionnait en aucun cas les actions de Paco Lopez le 3 décembre 2024 sur l’hippodrome de Parx à bord de National Law. Bien que ces actions, motivées par la frustration et la peur, aient été répréhensibles, Lopez a conclu un accord de réintégration conditionnelle avec HISA après avoir travaillé avec son avocat et la guilde.
Lors de sa réintégration en janvier, HISA a reconnu que Lopez avait purgé sa suspension, suivi une formation de gestion de la colère, fait des dons à des associations de placement de pur-sang et au Fonds d’aide aux jockeys, et manifesté ses regrets. La Guilde souligne que cette nouvelle suspension, basée sur des infractions concernant l’utilisation du fouet – notamment le fait de lever le poignet au-dessus du casque – n’a aucun lien avec le comportement de Lopez sur National Law à Parx.
Depuis la création de HISA, la Guilde conteste fermement les règles 2280 et 2282, relatives à l’utilisation du fouet et aux sanctions associées, les jugeant déraisonnables et les pénalités disproportionnées. La Guilde rappelle que le simple fait de lever le poignet au-dessus du casque lors de l’utilisation du fouet ne relève pas des pénalités prévues par la règle 2282 (b) et que les commissaires disposent du pouvoir de sanctionner les jockeys en vertu de la règle 8200 (b).
La Guilde réaffirme son principe selon lequel “la peine doit correspondre au crime”. Outre l’absurdité des sanctions prévues par la règle 2282 (b) concernant le nombre de coups de fouet, la Guilde estime que les sanctions pour toute autre infraction liée à l’utilisation du fouet devraient être laissées à la discrétion des commissaires.
La Guilde et tous ses membres restent attachés à la sécurité et au bien-être des chevaux et des jockeys. L’industrie a l’obligation de protéger et de maintenir les normes et l’intégrité de ce sport.
Cependant, laisser des organisations de défense des animaux, comme PETA, dicter les sanctions ou exercer une pression excessive est une pente glissante dangereuse. PETA a revendiqué la responsabilité de la suspension immédiate de Lopez suite à une plainte déposée auprès de HISA, une situation jugée inacceptable par la Guilde.
HISA avait initialement pour objectif d’harmoniser les règles et réglementations des courses hippiques, une initiative que la Guilde a toujours soutenue. Dans un souci de collaboration, la Guilde a cherché à établir une relation de travail constructive avec HISA et son personnel. Des progrès significatifs ont été réalisés en matière de sensibilisation à la santé mentale des jockeys et d’amélioration des normes médicales sur les hippodromes.
