Publié le 14 janvier 2024 00:50:00. Sergey Brin, cofondateur de Google, est de retour au cœur de la recherche en intelligence artificielle (IA) chez Alphabet, estimant que l’accélération du domaine rend indispensable un engagement direct.
- Sergey Brin s’est réinvesti dans le développement de l’IA, notamment le modèle Gemini.
- Il critique la prudence excessive de Google après la publication de la recherche Transformer en 2017, qui a freiné son avance face à des concurrents comme OpenAI.
- Brin souligne l’importance de la formation continue dans les domaines techniques, malgré les progrès de l’IA dans la programmation.
Après s’être retiré des opérations quotidiennes d’Alphabet, Sergey Brin a ressenti un vide intellectuel et une perte de stimulation technique. Il avait initialement envisagé d’étudier la physique, mais a rapidement compris que l’absence d’un travail technique actif était difficile à supporter. Son retour s’est concrétisé avec la réouverture progressive des bureaux d’Alphabet et sa participation au développement du modèle Gemini, une expérience qu’il juge particulièrement enrichissante.
Lors d’une intervention récente à l’Université de Stanford, Brin a exprimé son regret d’avoir envisagé la retraite.
« Choisir de prendre sa retraite aurait été une grave erreur. »
Sergey Brin, cofondateur de Google
Il a également analysé la stratégie de Google en matière d’IA, regrettant un manque d’agressivité après la publication de la recherche Transformer en 2017. Cette hésitation, motivée par des préoccupations concernant la précision des chatbots, a permis à des entreprises comme OpenAI de prendre de l’avance dans le domaine de l’IA générative.
Brin a également abordé les erreurs du passé, citant l’exemple de Google Glass.
« Tout le monde pense qu’ils sont les prochains Steve Jobs. J’ai aussi commis cette erreur. »
Sergey Brin, cofondateur de Google
Malgré ces faux pas, il reste convaincu de la supériorité de Google, grâce à ses investissements massifs et à long terme dans la recherche sur les réseaux neuronaux, les puces spécialisées et les centres de données à l’échelle mondiale. Selon lui, seules quelques entreprises possèdent l’ensemble des compétences nécessaires pour maîtriser toute la chaîne de valeur de l’IA, de la recherche fondamentale à l’infrastructure informatique.
Concernant l’avenir de la formation, Brin a encouragé les étudiants à persévérer dans les domaines techniques, même si l’IA est désormais capable d’écrire du code. Il insiste sur la valeur durable de la programmation, qui reste un élément essentiel du développement de systèmes d’IA. Il souligne également la rapidité des avancées dans ce domaine :
« Si vous manquez l’actualité de l’IA pendant un mois, vous serez très en retard. »
Sergey Brin, cofondateur de Google
Le retour de Brin et de Larry Page, les fondateurs de Google, renforce la position de l’entreprise dans le domaine de l’IA. Sergey Brin est actuellement la troisième personne la plus riche au monde, avec une fortune estimée à 253,5 milliards de dollars américains (1 000 milliards de roupies, soit 4 273 000 milliards d’unités monétaires locales).
