Publié le 4 novembre 2025 à 12h56. Face à l’afflux de vêtements de seconde main importés, le gouvernement indonésien renforce sa lutte contre la contrebande et s’engage à soutenir l’industrie textile nationale, en collaboration étroite avec l’Association indonésienne du vêtement et du textile (APTI).
- Le gouvernement indonésien s’engage à limiter fermement l’importation de vêtements usagés, communément appelés “thrifting”.
- L’APTI a salué cette décision et a présenté une feuille de route pour renforcer la compétitivité de l’industrie textile locale.
- Le ministre des Finances, Purbaya Yudhi Sadewa, a annoncé un durcissement des sanctions contre les importateurs illégaux.
L’Association indonésienne du vêtement et du textile (APTI) a récemment rencontré le ministre des Finances, Purbaya Yudhi Sadewa, pour discuter de la circulation des produits textiles importés, notamment les vêtements de seconde main. L’APTI a exprimé sa satisfaction face à la volonté affichée par le gouvernement de freiner l’importation de ces produits sur le marché intérieur, estimant que cette mesure pourrait offrir de nouvelles opportunités aux fabricants locaux.
Selon Anne, porte-parole de l’APTI, il est crucial que les marchandises ayant déjà franchi les douanes ne soient pas redistribuées sur le marché national.
« Les industries locales doivent être protégées pour pouvoir se développer. »
Anne, porte-parole de l’APTI
Dans ce contexte, l’APTI a élaboré une feuille de route visant à renforcer la compétitivité de l’industrie nationale de l’habillement et du textile. Cette stratégie a pour objectif d’identifier les opportunités et les défis auxquels l’industrie sera confrontée à l’avenir.
L’APTI prévoit de soumettre dans les deux prochaines semaines une analyse détaillée des obstacles rencontrés par le secteur et des solutions envisagées pour les surmonter. Par ailleurs, plusieurs membres de l’association ont déjà augmenté leur capacité de production et lancent des campagnes de recrutement, signe d’un regain de dynamisme.
« Il n’y a pas eu de licenciements. En fait, certaines personnes ont pris leur retraite et nous les avons remplacées. Un de nos membres va même inaugurer une nouvelle usine. Cela montre que cette industrie continue de croître. »
Anne, porte-parole de l’APTI
Le ministre des Finances, Purbaya Yudhi Sadewa, a réaffirmé sa détermination à lutter contre le commerce illégal de vêtements importés ou usagés. Il a souligné que cette politique vise à protéger l’industrie textile nationale, fragilisée par l’afflux de produits importés à bas prix.
« Il y a beaucoup d’articles illégaux, c’est lié à la période électorale. Nous allons mettre fin à cette situation pour permettre à l’industrie nationale et au textile indonésien de survivre. »
Purbaya Yudhi Sadewa, ministre des Finances
Pour atteindre cet objectif, le gouvernement entend renforcer l’application du règlement n° 40 de 2022 du ministère du Commerce, qui réglemente les importations de vêtements usagés. Des sanctions plus sévères, notamment des amendes plus importantes, seront imposées aux importateurs qui enfreignent la loi, afin que l’État ne supporte plus seul les coûts de destruction des marchandises saisies. Les douaniers ont également reçu l’instruction de renforcer leurs contrôles et de sévir contre les contrebandiers.
Selon le ministre des Finances, la protection de l’industrie locale est une étape essentielle pour consolider la base économique nationale avant de pouvoir envisager une expansion sur les marchés internationaux.
« Si nous voulons que notre textile prospère, il faut le produire solidement au niveau national. Plus tard, lorsque nous serons plus forts, notre compétitivité s’améliorera et nous pourrons nous attaquer aux marchés étrangers. »
Purbaya Yudhi Sadewa, ministre des Finances
