Publié le 24 octobre 2025 à 00:50. Une descente de police à Surabaya, en Indonésie, a mis au jour une fête clandestine impliquant 34 hommes, suscitant une vive condamnation des autorités religieuses et relançant le débat sur la législation concernant les comportements LGBT.
- 34 hommes ont été arrêtés à Surabaya pour participation à une fête gay.
- Près de 70 % des participants testés se sont avérés séropositifs.
- Un haut responsable de l’organisation religieuse PBNU a dénoncé l’homosexualité comme contraire à la nature humaine et à la morale islamique.
L’affaire, survenue dans un hôtel du quartier de Ngagel, a rapidement fait l’objet d’une enquête policière. Les suspects, dont les rôles variaient de financiers à organisateurs, ont été identifiés et placés en détention. Selon les premières informations, 29 des 34 hommes testés se sont révélés porteurs du VIH, un chiffre alarmant qui souligne les risques sanitaires liés à de telles pratiques.
La réaction n’a pas tardé. Ahmad Fahrur Rozi, responsable des affaires religieuses au sein de l’organisation Nahdlatul Ulama (PBNU), a fermement condamné l’événement.
« Nous condamnons fermement les partis LGBT. Dans la jurisprudence islamique, le comportement homosexuel est expressément déclaré haram et contraire à la nature humaine, comme dans l’histoire du peuple du prophète Lot, immortalisée dans le Coran, ainsi que dans divers hadiths qui condamnent cet acte. »
Ahmad Fahrur Rozi, responsable des affaires religieuses, PBNU
Il a également souligné la gravité du péché d’homosexualité, faisant référence aux sanctions sévères prévues par la charia.
Gus Fahrur a insisté sur l’urgence de la situation en Indonésie, confrontée à une triple menace : la drogue, le SIDA et les comportements LGBT. Il a appelé le gouvernement à intensifier ses efforts pour prévenir la propagation de ces phénomènes, notamment par des campagnes d’éducation dans les écoles et auprès des adolescents.
« Nous sommes actuellement confrontés à une urgence liée à la drogue, à une urgence liée au SIDA et à une urgence LGBT. Nous ne pouvons plus rester silencieux, car les comportements LGBT détruiront l’avenir des enfants du pays et le risque de contracter le VIH/SIDA est très grand. »
Ahmad Fahrur Rozi, responsable des affaires religieuses, PBNU
Les autorités sanitaires de Surabaya ont confirmé que 29 des 34 participants à la fête étaient séropositifs, tandis que cinq ont été testés négatifs. Ces résultats mettent en évidence la vulnérabilité des personnes impliquées et la nécessité d’une prise en charge médicale adéquate.
L’enquête se poursuit pour déterminer l’étendue de l’organisation de cette fête clandestine et identifier d’éventuels complices. Les autorités ont indiqué que les suspects pourraient être poursuivis en vertu des lois indonésiennes relatives à la moralité publique et à la santé.
