Publié le 14 octobre 2025 à 06h08. Le ministre indonésien de la Coordination du Bien-être social, Muhaimin Iskandar, défend l’utilisation de fonds publics pour la reconstruction du pensionnat islamique Al Khoziny, suite à son effondrement tragique, tout en invitant les critiques à proposer des alternatives concrètes.
- Le ministre Muhaimin Iskandar estime que l’aide financière du budget de l’État (APBN) est justifiée compte tenu du nombre important d’étudiants (1 900) affectés par la catastrophe.
- Des voix s’élèvent au sein de la Chambre des représentants pour demander une révision de l’utilisation des fonds publics et une enquête approfondie sur les causes de l’effondrement.
- Le gouvernement s’engage à prendre en charge les réparations, mais la question de la transparence et de l’équité dans l’allocation des fonds reste au centre des débats.
L’effondrement du pensionnat islamique Al Khoziny, situé à Sidoarjo, dans la province de Java oriental, a fait 67 victimes. L’incident a soulevé des questions sur la sécurité des bâtiments et le respect des normes de construction. Le gouvernement a annoncé son intention de financer la reconstruction à partir du budget de l’État (APBN), une décision qui a suscité des réactions mitigées.
Muhaimin Iskandar a défendu cette approche, soulignant l’urgence de la situation et le nombre élevé d’étudiants privés de leur établissement scolaire. Il a lancé un appel aux critiques, les invitant à proposer des solutions alternatives pour accueillir les 1 900 élèves.
« Al Khoziny mérite l’aide de l’APBN, car si le nombre d’étudiants est de 1 900, où iront-ils à l’école ? Les laisseront-ils dans des tentes ? Le gouvernement se contentera-t-il de se taire ? Aux amis qui manifestent en utilisant l’APBN, quelle est votre solution ? »
Muhaimin Iskandar, ministre de la Coordination du Bien-être social
Plusieurs parlementaires ont exprimé des réserves quant à l’utilisation des fonds publics pour ce projet spécifique. Atalia Praratya, membre de la Commission VIII de la Chambre des représentants, a plaidé pour une révision approfondie de l’allocation des fonds, afin de garantir la transparence et l’équité.
« L’utilisation proposée de l’APBN doit être revue très sérieusement, tout en garantissant que le processus juridique se déroule et que les politiques futures soient plus justes, plus transparentes et ne suscitent pas de jalousie sociale. »
Atalia Praratya, membre de la Commission VIII de la Chambre des représentants
Lasarus, président de la Commission V de la Chambre des représentants, a insisté sur la nécessité d’une enquête approfondie sur les causes de l’effondrement avant de prendre toute décision concernant la reconstruction. Il a souligné l’importance d’éviter que de tels incidents ne se reproduisent. Saan Mustopa, vice-président de la Chambre des représentants, a également appelé à une discussion préalable sur le plan de financement.
Le ministre des Travaux publics, Dody Hanggodo, a confirmé que les améliorations apportées au pensionnat islamique seraient financées par l’APBN, tout en laissant la porte ouverte à une éventuelle contribution du secteur privé.
« Si Dieu le veut, uniquement de l’APBN. Mais il est possible que plus tard nous ayons également de l’aide du secteur privé. Nous aiderons certainement. Seulement temporairement de l’APBN. »
Dody Hanggodo, ministre des Travaux publics
L’enquête sur l’effondrement du bâtiment est en cours, et les autorités cherchent à déterminer si des négligences ou des manquements aux normes de construction sont à l’origine de la tragédie. Le régiment de Sidoarjo a indiqué que le pensionnat islamique n’avait pas de permis de construire pour le bâtiment en question.
