Publié le 26 mars 2024 14:35:00. Une vague d’enlèvements d’écoliers frappe le Nigeria, exacerbant les craintes sécuritaires dans le pays le plus peuplé d’Afrique et poussant le gouvernement à prendre des mesures d’urgence.
- Plus de 300 élèves et 12 enseignants ont été enlevés dans deux attaques distinctes dans les États du Niger et de Kebi.
- L’Association chrétienne du Nigeria tire la sonnette d’alarme, dénonçant une escalade de la violence.
- Le président Bola Tinubu a annulé sa participation au sommet du G20 à Johannesburg pour gérer la crise.
Le Nigeria est confronté à une recrudescence des enlèvements massifs d’écoliers, ravivant des souvenirs douloureux et semant la panique à travers le pays. Lundi, des hommes armés ont pris d’assaut une école secondaire dans l’État de Kebi, kidnappant 25 filles, après un raid similaire sur l’école St. Mary dans l’État voisin du Niger. Ces événements s’ajoutent à l’enlèvement massif survenu vendredi matin, portant le nombre total d’otages à 303 élèves et 12 enseignants, selon l’Association chrétienne du Nigeria.
Près de la moitié des 629 élèves inscrits à l’école ont été enlevés, soulignant l’ampleur de la crise. Face à cette situation alarmante, les autorités des États de Kachina et du Plateau ont ordonné la fermeture de toutes les écoles par mesure de précaution. Le gouvernement de l’État du Niger a également pris des mesures similaires, fermant de nombreuses écoles dans la région.
La gravité de la situation a contraint le président Bola Tinubu à revoir son agenda international. Il a annulé sa participation au sommet du G20 qui se tenait à Johannesburg, préférant se concentrer sur la gestion de la crise sécuritaire qui frappe son pays.
Ces enlèvements interviennent dans un contexte de tensions croissantes, notamment après des attaques contre une église dans l’ouest du pays, qui ont fait deux morts. Ils rappellent également le traumatisme national lié à l’enlèvement de près de 300 filles par le groupe jihadiste Boko Haram à Chibok, dans l’État de Borno, il y a plus de dix ans. Certaines de ces jeunes filles sont encore portées disparues aujourd’hui.
