Le gouvernement catalan s’est défendu ce mardi face aux critiques de l’opposition concernant le déploiement des programmes de dépistage du cancer du sein et du côlon. Les partis politiques, notamment le Parti populaire et les Communs, dénoncent un manque de moyens et un retard dans l’élargissement des tranches d’âge concernées par ces campagnes de prévention.
« Le dépistage du cancer du sein en Catalogne fonctionne correctement, il est très apprécié par les utilisateurs et les résultats en matière de santé sont satisfaisants », a affirmé la porte-parole du gouvernement, Sílvia Paneque, en réponse aux accusations portées ces derniers jours. Elle a dénoncé une campagne de désinformation « intéressée » de la part de certains groupes.
Le Parti populaire avait précédemment souligné, dans un communiqué, que des contraintes budgétaires freinaient l’extension des programmes de dépistage. Le parti s’appuyait sur des informations du Periódico de Catalunya indiquant que le manque de financement et de personnel empêchait d’étendre le dépistage jusqu’à 74 ans, comme initialement prévu.
Ces critiques interviennent alors que la région d’Andalousie, dirigée par le PP, est elle-même confrontée à une crise dans le domaine du dépistage du cancer du sein.
Les Communs, de leur côté, ont rappelé avoir demandé la comparution de la conseillère à la Santé, Olga Pané, afin d’obtenir des éclaircissements sur la situation des dépistages du cancer du côlon et du sein. « Il y avait une volonté d’avancer en Catalogne, comme en La Rioja ou en Navarre, où le dépistage est proposé aux personnes de plus de 45 ans. Nous aurions pu passer de 50 à 49 ans. Nous pensons que la conseillère cherche des excuses pour un manque de moyens », a déclaré David Cid, porte-parole du groupe.
Selon le plan Oncologie, daté de mai 2024, cette possibilité d’abaisser l’âge de dépistage était envisagée. Sílvia Paneque a précisé que tout changement dans la configuration des dépistages, actuellement réalisés tous les deux ans pour les femmes entre 50 et 69 ans, serait mis en œuvre sans limitation budgétaire.
La porte-parole de l’Exécutif catalan a également critiqué l’attitude du PP lors de la dernière réunion interterritoriale de la santé, où les responsables régionaux de la santé se réunissent. « Avant de formuler une critique, il faut considérer ses responsabilités au sein des organisations. Et avant de quitter la salle, il faut prendre en compte les conséquences que cela peut entraîner », a-t-elle déploré.
