Publié le 10 janvier 2026 22:25:00. L’ancien envoyé spécial de l’administration Trump pour l’Ukraine, Keith Kellogg, estime que Vladimir Poutine représente l’obstacle majeur à une résolution du conflit, jugeant peu probable qu’il accepte une force de maintien de la paix européenne tant qu’il croit à la possibilité d’une victoire russe.
- Keith Kellogg considère Vladimir Poutine comme la principale pierre d’achoppement dans les négociations de paix en Ukraine.
- Selon lui, Poutine ne semble pas disposé à accepter le déploiement de troupes européennes de maintien de la paix, même avec des garanties de sécurité américaines.
- Les questions du contrôle du Donbass et de la centrale nucléaire de Zaporojie restent des points cruciaux pour la fin du conflit.
L’ancien général Keith Kellogg, qui a servi d’envoyé spécial pour l’Ukraine sous l’administration Trump, a désigné Vladimir Poutine comme le principal frein à une issue pacifique de la guerre en Ukraine. Il a exprimé son scepticisme quant à la volonté du président russe d’accepter une présence de forces de maintien de la paix européennes, même en cas de garanties américaines.
Kellogg a qualifié Poutine de « pierre d’achoppement » qui deviendrait de plus en plus difficile à surmonter si le dirigeant russe persistait dans sa conviction d’être en voie de gagner le conflit. Il a souligné que la perception de la situation par Poutine était déterminante pour l’évolution des négociations.
« Il ne gagne pas réellement… Je pense que Steve Witkoff a fait passer ce message. Mais Poutine l’accepte-t-il ? Je ne pense pas. »
Keith Kellogg, envoyé spécial de l’administration Trump
Interrogé sur les conditions nécessaires à un accord de paix, Kellogg a insisté sur l’importance de la position des Ukrainiens et de celle des Russes. Il a déclaré : « Les Ukrainiens sont dans la zone de responsabilité. Les Ukrainiens sont là où nous voulons qu’ils soient. Nous devons nous assurer que les Russes sont également là. »
Le général a également mis en avant le rôle central des États-Unis dans la recherche d’un équilibre dans ce conflit. Selon lui, la décision finale quant au soutien apporté à l’Ukraine ou à la Russie revient au président américain, en fonction des intérêts stratégiques du pays.
Plus tôt, lors du Forum de défense nationale Ronald Reagan, Kellogg avait indiqué que les négociations visant à mettre fin à la guerre en Ukraine étaient censées « atteindre la ligne d’arrivée ». Cependant, il avait souligné que les questions du contrôle du Donbass et de la sécurité de la centrale nucléaire de Zaporojie demeuraient des points de blocage majeurs.
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