Athènes et Jérusalem envisagent la création d’une force militaire conjointe pour sécuriser les infrastructures énergétiques vitales en Méditerranée orientale, face aux tensions croissantes dans la région et aux récentes opérations de sabotage signalées en mer Baltique. Ce dispositif, impliquant également Chypre, vise à renforcer la protection des câbles sous-marins, des pipelines et des plateformes pétrolières.
Selon des responsables de la défense, la force de réaction rapide serait composée de 1 500 soldats grecs, 1 000 soldats israéliens et 500 soldats chypriotes. Les forces aériennes grecque et israélienne participeraient également en fournissant chacune un escadron.
L’initiative intervient dans un contexte de préoccupations grandissantes concernant la protection des infrastructures critiques, notamment après les incidents survenus en mer Baltique où des câbles et des pipelines ont été endommagés, vraisemblablement par des opérations de sabotage attribuées à des navires russes et chinois.
« Les fonds marins, et non la carte de surface, sont désormais la ligne de front », a déclaré un responsable, soulignant l’importance stratégique de ces infrastructures non seulement pour la Grèce, mais également pour l’ensemble de l’Europe. Ces installations sont essentielles à l’approvisionnement du continent en gaz naturel, en pétrole et en électricité.
« Une force de réaction gréco-israélienne ne constitue pas une alliance contre qui que ce soit. Elle comble un vide stratégique », a-t-il précisé. « De Rhodes à Chypre et Israël, les plateformes, les pipelines et les câbles électriques sont exposés. »
Selon les mêmes sources, cette coopération militaire vise à établir une architecture unifiée pour la détection, la dissuasion et la réponse rapide face à toute forme de coercition ou de sabotage. L’objectif est de garantir la sécurité et la stabilité de la région, en privilégiant le droit international et la coopération entre les États.
« La Méditerranée orientale ne peut pas attendre son propre signal d’alarme. Une force commune donnerait à la région ce qui lui manque encore : une architecture unifiée pour la détection, la dissuasion et la réponse rapide contre la coercition et le sabotage », a ajouté le responsable.
