Publié le 9 octobre 2025 à 21:06:00. Le cycliste canadien Derek Gee se retrouve confronté à une réclamation de 30 millions d’euros (environ 32,5 millions de dollars américains) de la part de son ancienne équipe, Israël-Premier Tech, après avoir rompu son contrat, invoquant des motifs légitimes liés à des désaccords profonds et des préoccupations de sécurité.
- Derek Gee affirme avoir quitté Israël-Premier Tech pour « juste cause », une décision motivée par une « relation irréparable » avec la direction et des inquiétudes concernant la sécurité et la confiance au sein de l’équipe.
- Israël-Premier Tech réclame 30 millions d’euros à Gee en dommages et intérêts, une somme qu’il considère disproportionnée et contraire aux valeurs du sport.
- Cette affaire intervient alors que l’équipe est en pleine restructuration, son propriétaire, Sylvan Adams, ayant annoncé son retrait et un changement de marque imminent.
La révélation de cette querelle financière intervient dans un contexte déjà tendu pour l’équipe Israël-Premier Tech. Récemment, des manifestations pro-palestiniennes ont perturbé le déroulement de la Vuelta a España, ciblant la formation israélienne et mettant en lumière les tensions géopolitiques qui l’entourent.
Derek Gee a publié une déclaration détaillée sur Instagram pour expliquer sa décision.
« Je sais que beaucoup de gens attendaient une mise à jour, et même si je ne peux commenter les procédures en cours, je pense qu’il est très important de partager ma version de l’histoire. J’ai résilié mon contrat pour un motif valable, comme c’est le droit de toute personne lorsqu’elle n’est pas en mesure de continuer à exercer son travail dans les circonstances actuelles. »
Derek Gee, cycliste professionnel
Il souligne que sa décision n’était pas motivée par des considérations financières, mais par des principes. Il explique avoir pris le risque de se retrouver sans équipe ni protection en cas de blessure, un risque qu’il était prêt à prendre pour ne pas continuer à courir sous les couleurs d’Israël-Premier Tech.
Gee dénonce également le montant exorbitant de la réclamation, qu’il juge disproportionné et contraire aux valeurs de l’athlétisme.
« Ce n’est pas le genre de chiffres ou le genre de situation auquel tout athlète s’attend lorsqu’il rêve de devenir cycliste professionnel, et je pense que cela va à l’encontre des valeurs mêmes que le sport cherche à défendre. »
Derek Gee, cycliste professionnel
Il estime que cette action reflète les mêmes problèmes qui ont conduit à la rupture de sa relation avec l’équipe.
L’affaire est désormais entre les mains des autorités compétentes de l’Union Cycliste Internationale (UCI), qui devront déterminer si la rupture de contrat de Derek Gee était justifiée. La décision aura des implications importantes pour l’avenir du cycliste canadien et pour l’image de l’équipe Israël-Premier Tech, déjà fragilisée par les récentes controverses et les changements organisationnels.
La déclaration complète de Derek Gee est disponible sur son compte Instagram.
