Publié le 12 novembre 2025 20:57:00. Au Guatemala, un pays ravagé par la violence des gangs, un tueur à gages du Barrio 18 a accepté de témoigner, révélant un quotidien macabre où la mort est une affaire de contrat et de foi envers Santa Muerte.
- Le Guatemala est confronté à une escalade de la violence liée à la guerre entre les gangs Barrio 18 et MS-13.
- Un tueur à gages du Barrio 18 a décrit son parcours, de son premier meurtre à l’attente de sa prochaine cible.
- L’assassin invoque Santa Muerte, la Sainte Mort, pour trouver la sérénité avant de commettre ses crimes.
Le Guatemala est en proie à une spirale de violence implacable. Les gangs de rue Barrio 18 et MS-13 exercent un contrôle quasi total sur certaines régions du pays, et le gouvernement peine à enrayer leur progression. La situation est particulièrement alarmante dans la capitale, où le taux de meurtres atteint un niveau effrayant : un homicide pour mille habitants. Dans ce contexte de chaos, un journaliste, Ewout, a eu l’opportunité unique d’approcher un tueur à gages professionnel lié au Barrio 18.
L’homme, qui préfère désigner son domicile comme une « cachette », a ouvert les portes de son quotidien au journaliste. Il y prépare méticuleusement ses missions.
« Tous les plans que nous mettons en œuvre commencent ici. »
Tueur à gages du Barrio 18
L’assassin révèle une foi inébranlable en Santa Muerte, également connue sous le nom de Sainte Mort, une figure religieuse vénérée par des millions de personnes. Il affirme que cette dévotion l’aide à faire face à la pression psychologique de son métier.
« Cela m’aide à rester calme lorsque je vais tuer quelqu’un. »
Tueur à gages du Barrio 18
Son parcours est marqué par un événement traumatisant : l’assassinat de son père sous ses yeux. Cet épisode a déclenché une soif de vengeance qui l’a conduit à embrasser la vie de tueur à gages dès l’âge de 13 ans. Aujourd’hui âgé de 25 ans, il compte déjà douze années de pratique et dix-sept meurtres à son actif.
Il se souvient avec une précision glaçante de son premier contrat : l’exécution d’une femme dans un bus. Après une première blessure superficielle, il a achevé sa victime en lui tirant plusieurs balles dans la tête.
« Mon âme est morte »
Tueur à gages du Barrio 18
L’assassin se remémore particulièrement le meurtre de trois jeunes hommes dans un quartier, pour lequel il a utilisé des balles explosives, semant la terreur et la désolation. Au moment de l’interview, il attendait un nouveau contrat, incapable de révéler l’identité de sa cible par crainte qu’elle ne s’échappe.
« Des gens vont bientôt mourir près d’ici. »
Tueur à gages du Barrio 18
Ses clients sont variés : trafiquants de drogue, maîtres chanteurs, et parfois même des politiciens. Il opère avec une méthode froide et méthodique, surveillant sa cible pendant plusieurs jours avant de passer à l’acte.
Le journaliste Ewout a qualifié cette expérience de « surréaliste », soulignant l’absurdité de se retrouver au cœur d’un tel système de violence. Il a estimé qu’alerter la police serait inutile, car le meurtre était inévitable.
Ironie du sort, une semaine après les enregistrements, le tueur à gages lui-même est devenu victime de la violence qui gangrène le Guatemala. Santa Muerte n’a pas pu le protéger de son propre destin.
Ewout : des prisons dangereuses est à voir tous les mercredis à 20h30 sur RTL 4 et sur Videoland.
