Publié le 24 septembre 2025. Pour le film F1, le réalisateur Joseph Kosinski a mis en œuvre une stratégie de tournage ambitieuse, capturant des images authentiques de courses réelles grâce à un dispositif impressionnant de plus de 20 caméras, afin de garantir un réalisme sans précédent.
- Le tournage a nécessité l’analyse de plus de 5 000 heures de séquences.
- Lewis Hamilton, consultant et pilote de Formule 1, a veillé à l’exactitude des images.
- Un accident survenu lors d’une course réelle a été intégré au scénario du film.
La quête d’authenticité a été au cœur de la production du film F1. Joseph Kosinski a pris la décision audacieuse d’utiliser un nombre exceptionnel de caméras – plus de 20 – pour filmer les courses, un choix initialement perçu comme démesuré par son monteur, Stephen Mirrione.
« La première fois que vous m’avez dit que vous aviez prévu que nous enregistrions toutes les caméras de diffusion des pistes, la première pensée qui m’est venue à l’esprit a été que c’était totalement insensé. Ce n’est pas faire un film, c’est un documentaire. »
Stephen Mirrione, monteur
Kosinski souhaitait capturer l’essence même de la Formule 1, et Mirrione a rapidement adhéré à cette vision. L’objectif était d’intégrer des images réelles de courses, considérées comme un atout inestimable pour le récit. « Capturer des moments réels de courses réelles qui correspondent au récit que nous essayions de raconter serait de l’or, car il n’y a rien de tel qu’une vraie course de Formule 1 », a expliqué Kosinski. Le résultat fut une masse considérable de données à trier : plus de 5 000 heures de séquences.
Une fois le système de captation en place, l’équipe s’est retrouvée avec une abondance de matériel. Mirrione décrit son équipe comme fonctionnant comme une équipe documentaire, parcourant et cataloguant méticuleusement les images. « Je pouvais simplement rechercher des moments spécifiques dans des virages spécifiques et trouver tout ce que je voulais très rapidement », a-t-il précisé.
La précision était primordiale, et Lewis Hamilton, consultant sur le film, a joué un rôle crucial. Il s’assurait que l’équipe ne prenait aucun raccourci et pointait les incohérences, même les plus subtiles. Kosinski souligne l’importance de cette rigueur : « Quand vous avez le niveau d’authenticité auquel nous nous tenions et que le septuple champion du monde regarde par-dessus notre épaule pour s’assurer que nous faisons les choses correctement, nous avions vraiment besoin de ce qui équivalait à 28 caméras de couverture sur chaque course. »
L’intégration d’événements réels a également influencé le déroulement du film. Un accident spectaculaire survenu lors du Grand Prix de Hongrie a ainsi été incorporé au scénario. « La Hongrie est celle qui me vient à l’esprit, il y a eu cet énorme accident au premier virage qui a totalement changé la course », raconte Kosinski. « Mais cela nous a permis de raconter notre histoire d’une manière différente parce que nous voulions déjà qu’il y ait un incident que nous avions scénarisé pour qu’il se produise au tour trois ou quatre. Mais quand cela s’est produit pour de vrai, nous avons pu l’accepter. »
