Publié le 7 novembre 2025 à 03:51:00. Huit personnes, dont l’ancien ministre Roy Suryo, ont été désignées comme suspects dans une enquête pour diffamation et manipulation de données concernant des allégations de faux diplômes attribuées au président indonésien Joko Widodo. L’affaire a été signalée par le président Widodo lui-même à la police de Metro Jaya.
- Huit suspects ont été identifiés dans le cadre de l’enquête.
- Les accusations portent sur la diffamation, la calomnie et la manipulation de données.
- L’enquête a impliqué des experts de divers domaines, notamment la criminologie et la communication.
La police de Metro Jaya a annoncé l’ouverture d’une enquête approfondie suite à la plainte déposée par le président Joko Widodo concernant des allégations de faux diplômes circulant à son encontre. L’inspecteur général en chef de la police de Metro Jaya, Asep Edi Suheri, a révélé l’identification de huit suspects lors d’une conférence de presse tenue vendredi au quartier général de la police.
Selon l’inspecteur général Suheri, le processus d’identification des suspects s’est appuyé sur des informations provenant de sources internes et externes, ainsi que sur l’expertise de professionnels dans divers domaines.
« Nous avons sollicité l’avis d’experts criminels, de sociologues juridiques, d’experts en communication et de linguistes en tant que témoins experts »
Asep Edi Suheri, inspecteur général en chef de la police de Metro Jaya
L’enquête a également bénéficié du soutien de plusieurs unités de la police, notamment Itwasda, Wasidik, Propam et Bidkum, ainsi que de résultats d’analyses scientifiques et d’examens approfondis par des experts. Les suspects ont été répartis en deux groupes. Le premier groupe, composé de cinq individus identifiés par leurs initiales (ES, KTR, MRF, RE et DHL), est accusé de violations des articles 310 et/ou 311 et/ou 160 du Code pénal, ainsi que des articles 27A, en conjonction avec l’article 45, paragraphe (4), et/ou l’article 28, paragraphe 2, en conjonction avec l’article 45A, paragraphe 2 de la loi ITE (Information and Electronic Transactions).
Le second groupe, comprenant Roy Suryo (RS), RHS et TT, est confronté à des accusations similaires, en vertu des articles 310 et 311 du Code pénal, ainsi que des articles 32, paragraphe 1, en conjonction avec l’article 48, paragraphe 1, l’article 35 en conjonction avec l’article 51, paragraphe 1, l’article 27a en conjonction avec l’article 45, paragraphe 4, l’article 28, paragraphe 2 en conjonction avec l’article 45a, paragraphe 2 de la loi ITE.
Cette affaire intervient après que le président Joko Widodo a porté plainte pour diffamation concernant les allégations de faux diplômes. Parallèlement à l’enquête menée par la police de Metro Jaya, la cellule de recherche criminelle de la police nationale a également mené ses propres investigations, confirmant l’authenticité du diplôme du président Widodo et son identité avec l’original.
Le président Widodo a également été interrogé dans le cadre de l’enquête, notamment lors d’une audition au siège de la police de Solo. Les enquêteurs ont également saisi les certificats d’études secondaires et de licence du président Widodo pour une analyse médico-légale.
Roy Suryo avait précédemment présenté une copie du diplôme du président Widodo provenant de la Commission électorale générale indonésienne (KPU).
(chose/imk)
