Publié le 18 janvier 2026 à 21h52. L’armée syrienne a pris le contrôle du champ pétrolifère d’Omar, le plus grand du pays, détenu jusqu’alors par les Forces démocratiques syriennes (FDS) kurdes, dans un contexte de tensions croissantes et de négociations complexes.
- L’armée syrienne a repris le contrôle du champ pétrolifère d’Omar, situé dans le nord-est de la Syrie.
- Cette prise de contrôle intervient après le retrait des FDS, suite à des négociations avec les États-Unis.
- Le président syrien a annoncé une reconnaissance officielle des Kurdes, incluant l’adoption du kurde comme langue nationale et l’institution d’un jour férié pour le Nouvel An kurde.
La reprise du champ pétrolifère d’Omar par l’armée syrienne marque une nouvelle étape dans la recomposition des forces en Syrie. Jusqu’à présent, ce gisement stratégique était sous le contrôle des Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance dominée par les combattants kurdes, qui avaient pris possession de plusieurs champs pétrolifères après avoir combattu l’État islamique. Cette zone, ainsi que la région de Tabqa et son barrage, sont désormais sous contrôle gouvernemental.
Cette évolution fait suite à un accord conclu en mars 2025 entre le régime du président syrien et les FDS, visant à intégrer les forces kurdes au sein de l’armée régulière. Cependant, la mise en œuvre de cet accord a été bloquée pendant plus d’un an, les deux parties s’accusant mutuellement de ne pas respecter leurs engagements. La semaine dernière, des affrontements ont éclaté à Alep, faisant 12 morts, et le gouvernement syrien a accusé les FDS d’avoir détruit deux ponts sur l’Euphrate, dont le nouveau pont Al Rashid à Raqqa.
Dans un geste inattendu, le président syrien a annoncé vendredi une série de mesures visant à reconnaître les droits des Kurdes, notamment en faisant du kurde une langue nationale et en instaurant un jour férié pour le Nouvel An kurde. Il s’agit de la première reconnaissance officielle des Kurdes par le gouvernement syrien depuis l’indépendance du pays en 1946. Cette annonce intervient alors que les États-Unis, qui soutiennent à la fois les FDS et le gouvernement syrien, exercent des pressions pour un cessez-le-feu.
Les FDS, soutenues par les États-Unis, ont joué un rôle crucial dans la lutte contre l’État islamique en Syrie. Le contrôle de ces champs pétrolifères constitue une source de revenus importante pour les FDS. Après la chute de Bachar al-Assad en 2024, le président al-Shara a tenté d’intégrer les forces et factions kurdes au sein du gouvernement syrien, mais les négociations se sont révélées difficiles et ont finalement conduit à la reprise des hostilités.
Les affrontements se poursuivent, et les États-Unis continuent de faire pression pour un cessez-le-feu, dans l’espoir de désamorcer la crise et de préserver la stabilité fragile de la région.
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