Publié le 23 octobre 2025 à 14h43. Une étude récente révèle une baisse significative des niveaux de vitamine D dans la population, particulièrement chez les femmes âgées et les citadins, exacerbée par les confinements successifs liés à la pandémie de Covid-19.
- Les niveaux de vitamine D ont considérablement diminué pendant la pandémie.
- Les femmes de plus de 60 ans et les jeunes adultes de 18 à 39 ans sont les plus touchés par cette carence.
- Les habitants des zones urbaines présentent des taux de carence plus élevés que ceux des zones rurales.
Une étude menée par l’Université Ludwig Maximilian de Munich (LMU) a analysé les données de plus de 292 000 patients bavarois, mettant en évidence une diminution notable des niveaux de vitamine D durant la période de la pandémie. Cette baisse est attribuée aux confinements, au télétravail et aux changements dans les habitudes de loisirs, qui ont réduit l’exposition au soleil, principale source naturelle de cette vitamine.
Selon les chercheurs, la proportion de personnes présentant une déficience en vitamine D est passée de 31,2 % à 35,2 % pendant la pandémie. Les femmes de plus de 60 ans sont particulièrement concernées, comme le rapporte Journalmed. Les scientifiques suspectent que le stress social et psychologique, ainsi qu’un accès limité aux services de soins préventifs, ont joué un rôle important dans cette situation, notamment chez les femmes.
L’étude révèle également un écart significatif entre les zones urbaines et rurales. Les habitants des villes présentent des taux de carence plus élevés, ce qui est attribué à la densité des bâtiments, au manque d’espaces verts et à la pollution atmosphérique, qui entravent la production de vitamine D par la peau.
La vitamine D est essentielle non seulement pour la santé des os, mais aussi pour le système immunitaire et la prévention des maladies auto-immunes. Une carence peut augmenter le risque d’infections et de fractures osseuses, soulignent les chercheurs de la LMU. Ils insistent également sur l’importance de ces données de routine pour le suivi de la santé publique et la détection rapide des tendances.
Les résultats de cette étude soulignent la nécessité d’une sensibilisation accrue à l’importance de la vitamine D et de la prévention de sa carence, en particulier chez les populations les plus vulnérables.
