Publié le 7 décembre 2025 à 02h32. Alors que la catégorie du meilleur film international aux Oscars semble se réveiller après un ralentissement dû à la pandémie, plusieurs films se distinguent, du thriller politique brésilien L’agent secret au drame poignant de Kaouther Ben Hania, La voix de Hind Rajab.
La catégorie du meilleur film international, qui avait connu un élan prometteur avant le confinement de 2020 avec le succès surprise de Parasite, semble prête à retrouver son dynamisme. Le film sud-coréen de Bong Joon Ho avait alors raflé quatre statuettes sur six nominations, un succès retentissant qui laissait présager une ouverture accrue aux œuvres cinématographiques du monde entier.
Cependant, la pandémie de Covid-19 a porté un coup d’arrêt à la production cinématographique mondiale et, par conséquent, certains préjugés ont refait surface, exacerbés par un sentiment d’isolement croissant. Cette année, plusieurs films semblent toutefois capables de relancer la catégorie, et le Brésil se positionne particulièrement bien avec L’agent secret. Ce thriller, réalisé par Kleber Mendonça Filho, suit l’histoire d’un enseignant contraint à la clandestinité sous la dictature militaire brésilienne en 1977. Le film a été salué à Cannes, où il a remporté le prix du meilleur réalisateur et celui du meilleur acteur pour Wagner Moura, ce qui laisse entrevoir la possibilité d’une reconnaissance plus large aux Oscars.
Collection Néon/Everett
L’Allemagne pourrait également se distinguer avec Bruit de chute de Mascha Schilinski, une étude hypnotique sur quatre générations de femmes dans une petite ville rurale. Le film a également été remarqué, tout comme Valeur sentimentale de Joachim Trier (Norvège), qui pourrait enfin obtenir une reconnaissance aux Oscars pour Stellan Skarsgård et Renate Reinsve. Ce dernier suit un réalisateur de films d’essai tentant de renouer avec sa fille. À Cannes, le film a valu à Trier le prix du meilleur réalisateur et à Wagner Moura celui du meilleur acteur.
Collection Néon/Everett
L’Iran pourrait également se faire remarquer avec C’était juste un accident de Jafar Panahi, un drame satirique sur un ancien prisonnier politique. Le réalisateur a été condamné à un an de prison pour « propagande » antigouvernementale et a juré de purger sa peine en rentrant chez lui. Ce film a également reçu des prix aux Gotham Awards (pour le réalisateur, le scénario et le film international).
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La Tunisie pourrait également se faire remarquer avec La voix de Hind Rajab de Kaouther Ben Hania, qui recrée les dernières heures d’une petite fille prise dans la guerre à Gaza. Le film a reçu une ovation de 23 minutes au Festival de Venise.
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Enfin, le film indien Confiné à la maison de Neeraj Ghaywan, qui raconte l’histoire de deux amis rêvant de rejoindre la police, pourrait également bénéficier du soutien de Martin Scorsese. La sélection colombienne, Un poète, a également été remarquée.
