Publié le 2024-02-29 14:35:00. Une étude de grande envergure révèle que la force physique et musculaire constitue un facteur de protection significatif contre la démence, réduisant le risque jusqu’à près de 60%. Ces découvertes soulignent l’importance d’un mode de vie actif pour la santé cérébrale.
- Une bonne force de préhension est associée à une diminution de 57 % du risque de démence.
- La combinaison d’exercice régulier, de sommeil de qualité, de limitation de la sédentarité et d’une force de préhension supérieure à la moyenne offre la meilleure protection.
- La Société allemande de neurologie (DGN) confirme que la force de préhension est un biomarqueur précieux pour évaluer la santé du cerveau.
Des chercheurs ont analysé les données de près de 475 000 participants afin d’évaluer l’impact de différents facteurs liés au mode de vie sur le risque de démence et d’accident vasculaire cérébral. L’étude a mis en évidence un lien fort entre la condition physique et la santé cérébrale.
Les résultats indiquent que les individus adoptant un mode de vie sain, caractérisé par une activité physique régulière, un sommeil optimal, une limitation du temps passé assis et une force de préhension au-dessus de la moyenne, présentent un risque de démence réduit de 57 %. Le risque d’accident vasculaire cérébral diminue également de 35 % dans ce groupe. Même l’adoption de seulement deux de ces facteurs positifs, comme l’exercice physique et une bonne force de préhension, permet de réduire le risque de démence de 26 %.
La force de préhension, en particulier, apparaît comme un indicateur clé. Les experts l’expliquent par le fait qu’elle nécessite un contrôle précis du système nerveux, du cerveau jusqu’au bout des doigts. Une diminution de cette force peut signaler un affaiblissement de ce contrôle neuronal, souvent avant même l’apparition de troubles de la mémoire. Ainsi, la force de préhension ne reflète pas seulement la force musculaire, mais aussi la santé globale du système nerveux.
« Une activité physique suffisante représente la moitié du chemin. »
Peter Berlit, secrétaire général de la Société allemande de neurologie (DGN)
La DGN souligne qu’un mode de vie actif constitue une forme de médecine préventive et contribue à la formation d’une “réserve cognitive”, permettant au cerveau de rester fonctionnel plus longtemps, même en présence de processus de dégradation. Il ne s’agit pas nécessairement de pratiquer un sport de haut niveau, mais de maintenir une force et une mobilité constantes.
La mesure de la force de préhension est simple et peu coûteuse, réalisable en quelques secondes à l’aide d’un dynamomètre. Compte tenu de ces résultats, son intégration dans les examens préventifs pourrait être envisagée à l’avenir, et des programmes de musculation ciblés pourraient bénéficier d’un soutien des compagnies d’assurance maladie.
Une poignée de main ferme pourrait ainsi devenir un signe visible d’un cerveau résilient.
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