Publié le 20 octobre. Plus de 500 millions de personnes dans le monde sont touchées par l’ostéoporose, une maladie silencieuse qui fragilise les os et augmente le risque de fractures, en particulier chez les femmes après la ménopause.
- L’ostéoporose touche plus de 500 millions de personnes à l’échelle mondiale.
- Une femme sur trois et un homme sur cinq de plus de 50 ans risquent de subir au moins une fracture liée à l’ostéoporose.
- La détection précoce par ostéodensitométrie est essentielle pour prévenir les complications.
L’ostéoporose, caractérisée par une diminution de la densité osseuse, affaiblit les os et les rend plus susceptibles de se fracturer. Cette pathologie, souvent asymptomatique jusqu’à la survenue d’une fracture, est due à un déséquilibre entre la formation et la destruction du tissu osseux, un processus qui s’accélère avec l’âge. Les fractures les plus fréquentes surviennent au niveau de la hanche, du poignet et de la colonne vertébrale.
Selon l’Hôpital UBA de Clínicas, une femme sur trois et un homme sur cinq de plus de 50 ans subiront au moins une fracture ostéoporotique. Le risque est particulièrement élevé chez les femmes ménopausées en raison de la diminution des œstrogènes, hormones protectrices pour les os.
Plusieurs facteurs peuvent prédisposer à l’ostéoporose, notamment l’âge avancé, un faible poids corporel, des antécédents familiaux, le tabagisme, une consommation chronique d’alcool, certaines maladies endocriniennes, gastro-intestinales ou rhumatologiques, ainsi que l’utilisation prolongée de corticostéroïdes.
La détection précoce est cruciale pour réduire les risques de fractures et de complications. L’examen clé est l’ostéodensitométrie (DXA), une mesure non invasive de la densité minérale osseuse au niveau de la colonne lombaire et de la hanche. Cette étude, rapide et utilisant une faible dose de rayonnement, permet d’obtenir un score T, qui compare la masse osseuse du patient à celle d’un jeune adulte en bonne santé.
Seulement 20 à 25 % des personnes ayant subi une fracture bénéficient d’une évaluation et d’un traitement pour l’ostéoporose, ce qui augmente le risque de nouvelles fractures à court terme, selon l’Hôpital Brigham et femmes. Les fractures de la hanche sont particulièrement préoccupantes, car elles entraînent une augmentation de la mortalité au cours de l’année qui suit.
La prévention de l’ostéoporose commence dès l’enfance et se poursuit tout au long de la vie. Une alimentation riche en calcium, en vitamine D et en protéines, associée à une activité physique régulière comprenant des exercices d’impact et de renforcement musculaire, est essentielle pour favoriser la formation osseuse, l’équilibre et la coordination.
Il est également important d’éviter le tabac, de limiter la consommation d’alcool, de maintenir un poids santé et de garantir un éclairage adéquat à domicile pour minimiser les risques de chutes.
Le traitement de l’ostéoporose est global et combine des modifications du mode de vie, des exercices spécifiques et des médicaments. Les bisphosphonates, qui ralentissent la perte osseuse, sont parmi les médicaments les plus couramment prescrits, suivis par les analogues de la parathormone, les inhibiteurs de RANKL, la sclérostine, la calcitonine et les modulateurs sélectifs des récepteurs aux œstrogènes, toujours sous prescription et surveillance médicale.
De nouveaux agents anabolisants osseux et des thérapies ciblant les mécanismes moléculaires de la maladie sont en cours d’étude, offrant des perspectives d’efficacité et de sécurité accrues dans la prévention des fractures. Le traitement est adapté à chaque patient et doit être associé à des mesures visant à prévenir les chutes.
La plupart des fractures surviennent à la suite de chutes à domicile. Il est recommandé de porter des chaussures de sécurité, de retirer les tapis et les meubles bas, de maintenir un bon éclairage, de vérifier régulièrement la vision et de surveiller les effets secondaires des médicaments.
En cas de fracture survenue après une chute mineure, une consultation médicale est indispensable, car elle indique un risque élevé de nouveaux événements dans les deux années suivantes, comme le souligne Adriana Díaz.
La recherche continue de progresser dans le domaine de l’ostéoporose, ouvrant la voie à des traitements et des stratégies préventives plus efficaces. Une surveillance régulière par ostéodensitométrie, un suivi médical approprié et la participation à des études cliniques peuvent améliorer les perspectives des personnes à risque ou diagnostiquées avec cette maladie, selon les Instituts nationaux de la santé des États-Unis et l’ Hôpital Brigham et femmes.
