Publié le 28 septembre 2025 03:30:00. L’hôtel Beverly Hilton, lieu emblématique de Los Angeles, célèbre ses 70 ans en proposant une série de dîners exclusifs revisitant l’histoire culinaire américaine, de l’âge d’or d’Hollywood aux tendances contemporaines.
Pour marquer cet anniversaire, une équipe de chefs a imaginé un menu en sept plats qui rend hommage aux saveurs qui ont façonné la gastronomie américaine au fil des décennies. Ces dîners de gala, servis dans la suite présidentielle de l’hôtel, sont une plongée nostalgique et inventive dans le passé culinaire des États-Unis.
Le Beverly Hilton, qui a accueilli des événements prestigieux tels que les Golden Globes et les déjeuners de l’Oscar, a toujours été un lieu de rendez-vous pour les célébrités et les personnalités influentes. L’hôtel, surnommé la « Maison Blanche de l’Ouest » en raison de ses hôtes illustres comme Richard Nixon et John F. Kennedy, a récemment été le théâtre d’une rénovation de sa suite présidentielle par Paris Hilton, qui l’a temporairement mise à disposition de ses invités pour une nuit à 1 111 dollars.
Le premier amuse-bouche, un clin d’œil aux années 1950, revisite les classiques « œufs de diable » (Devil’s Eggs), en les sublimant avec du caviar et de la truffe. « Ils étaient extrêmement populaires, mais nous voulions les élever avec de la truffe dans le jaune et, pourquoi pas, un peu de caviar. C’est Beverly Hills ! » expliquent les chefs.
Les convives, une douzaine par table, ont ensuite dégusté une tomate Áspic, inspirée des années 1960, avec du crabe frais et une mousse d’avocat, un plat qui reflète l’innovation culinaire de cette époque. Le poisson, quant à lui, a transporté les convives dans les années 1980 avec une lubine au style tiki, accompagnée de Ritz et d’une salsa de fruits. Ce plat rend hommage à l’émergence de la cuisine fusion et à l’esprit aventureux de la décennie.
Le plat qui a suscité le plus de nostalgie a été une réinterprétation des « Hot Pockets », ces pizzas roulées surgelées emblématiques des années 1990. Servis avec un parmesan croustillant, ils ont rappelé à de nombreux convives leur adolescence.
Le plat principal, une poitrine de canard « câline » avec de la chirivie et une salade de raisin, a marqué une rupture avec le passé, en mettant en avant la cuisine végétalienne et sans gluten qui a gagné en popularité dans les années 2010.
La soirée s’est achevée sur une note sucrée avec deux desserts : un gâteau Black Forest revisité, plus léger et déconstruit, et des « textures de café », une création complexe et audacieuse du chef pâtissier, disciple de José Andrés.
Pour accompagner ce voyage culinaire, la distillerie locale Beverly Spirits a créé un whisky spécifique pour l’occasion, produit en seulement 210 bouteilles. « J’ai demandé une approche douce, avec 60 % de bourbon et 40 % de seigle », a expliqué Andrew Borenzweig, le responsable de la distillerie, décrivant un whisky aux notes de « caramel, vanille, érable, comme une guimauve grillée ». Des cocktails créés par Jeffrey Morgenthaler, dont le Barron (un Old Fashioned revisité) et le Wilshire Highball, ont également été proposés.
Ces dîners exclusifs, dont les dates exactes restent confidentielles, sont une célébration de l’histoire et de l’avenir de la gastronomie américaine, et un hommage à l’héritage du Beverly Hilton.
