Publié le 8 octobre 2025 17:11:00. L’ancien diplomate et homme d’État timorais Jose Luis Guterres, actuellement ambassadeur à Washington, revient sur le long chemin parcouru par son pays vers l’indépendance et plaide pour son adhésion à l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN).
Jose Luis Guterres, figure emblématique du Timor oriental depuis plus de cinquante ans, incarne l’histoire mouvementée de cette jeune nation. Il a d’abord œuvré en tant que diplomate en exil durant l’occupation indonésienne, puis a occupé les fonctions de Premier ministre et de ministre des Affaires étrangères après l’indépendance.
De retour à Washington pour un second mandat – non consécutif – en tant qu’ambassadeur, Guterres a pris le temps de savourer un café timorais tout en évoquant le parcours semé d’embûches de son pays, qui a obtenu sa souveraineté en 2002 après près de 400 ans de domination portugaise et une génération sous le joug de Jakarta. Avec une population d’environ 1,3 million d’habitants, le Timor oriental porte encore le poids de son histoire.
« Nous nous concentrons sur l’avenir, pas sur la vengeance des erreurs passées »,
Jose Luis Guterres
Guterres souligne la transformation remarquable des relations avec l’Indonésie, passant d’occupant à partenaire. Cette évolution positive est un facteur clé dans la vision d’avenir du Timor oriental.
Après avoir proclamé son indépendance du Portugal en 1975, le Timor oriental a traversé deux décennies de conflit, un référendum en 1999 et une intervention internationale pour enfin accéder à l’indépendance. Depuis, le pays a cultivé des relations cordiales avec son vaste voisin indonésien.
Le soutien du président indonésien Prabowo Subianto – autrefois accusé d’avoir orchestré des violences contre les partisans de l’indépendance – à la candidature du Timor oriental à l’adhésion complète à l’ASEAN, sous la présidence de la Malaisie, témoigne de ce changement de dynamique.
