Publié le 11 décembre 2025 10:26:00. Des débats riches et constructifs sur la laïcité ont été organisés au lycée Maréchal Lannes, témoignant d’un intérêt vif et d’une maturité remarquable chez les élèves face à ce principe fondamental de la République.
- Le lycée Maréchal Lannes a initié des échanges sur la laïcité à tous les niveaux, de la maternelle à la terminale.
- Les élèves ont questionné l’utilité de la laïcité et son adaptation au contexte actuel.
- Les enseignants ont utilisé la philosophie comme un outil privilégié pour aborder ces questions complexes.
Au lycée Maréchal Lannes, la laïcité a été au cœur de discussions animées ces dernières semaines. L’établissement a mis en place une série d’échanges entre élèves et enseignants, une initiative saluée comme un signe de la capacité de la jeunesse à s’interroger sur les fondements de la République.
Selon Farid Djemmal, directeur académique des services de l’Éducation nationale (DASEN), il est essentiel de permettre aux jeunes de débattre et de se forger leur propre opinion.
« Les enjeux sont de permettre aux jeunes de débattre et de se poser des questions. »
Farid Djemmal, directeur académique des services de l’Éducation nationale (DASEN)
Il souligne que la compréhension de l’histoire de la laïcité requiert une analyse approfondie et du temps :
« un temps d’analyse, le temps des questions et un temps pour conclure. »
Farid Djemmal, directeur académique des services de l’Éducation nationale (DASEN)
Pour accompagner ces échanges, Audrey Saubadu, référente laïcité du département, a mis à disposition des ressources pédagogiques adaptées à chaque niveau scolaire. “On est parti du programme de seconde qui explique le principe de laïcité, puis on a proposé des débats de la maternelle jusqu’à la terminale”, explique-t-elle.
La philosophie, un espace d’exploration privilégié
En première et terminale, le thème de la laïcité trouve naturellement sa place dans le cours de philosophie. Hervé Bonnet, enseignant, aborde ces questions à travers les concepts de liberté, d’État et de religion. Il utilise des textes classiques, tels que ceux de Voltaire et John Locke, mais aussi des auteurs plus contemporains et accessibles comme Alain ou Sartre.
Le Comité de Vie Lycéenne (CVL) a joué un rôle déterminant dans l’organisation de ces débats. Des élèves de première et terminale, notamment ceux inscrits en spécialité HLP (Humanités, Littérature et Philosophie), particulièrement intéressés par les questions sociétales et philosophiques, ont participé activement.
Une jeunesse mature et engagée
Le chef d’établissement se montre confiant quant à la maturité des élèves :
« Cette jeunesse est d’une grande maturité, on peut lui faire confiance. »
Chef d’établissement
Une opinion partagée par Sandrine Gross, inspectrice de l’Éducation nationale, qui souligne la capacité des jeunes à questionner le monde qui les entoure et à s’en approprier.
« C’est la force des jeunes d’aujourd’hui de pouvoir questionner le monde et se l’approprier. »
Sandrine Gross, inspectrice de l’Éducation nationale
Hervé Saint-Mézard, également enseignant, a été impressionné par le questionnement des élèves sur la pertinence de la laïcité.
« On a du travail pour réexpliquer dans quel contexte elle a été créée et ce qu’elle représente aujourd’hui. C’est un sujet complexe pour les jeunes générations, il y a un hiatus entre la liberté d’expression et ses limites. »
Hervé Saint-Mézard, enseignant
D’où l’importance de poursuivre ces échanges et ces débats pour une meilleure compréhension de ce principe essentiel.
