Publié le 22 novembre 2025 09h39. Les professions infirmières sont particulièrement exposées aux troubles musculo-squelettiques (TMS) en raison des exigences physiques de leur travail. Une revue exhaustive de la littérature scientifique met en lumière les facteurs de risque et les stratégies de prévention pour améliorer le bien-être des soignants.
- Les infirmières sont particulièrement vulnérables aux TMS, affectant leur santé physique et mentale.
- Plusieurs facteurs contribuent à ces troubles, notamment les tâches répétitives, les postures contraignantes, le stress psychologique et les conditions de travail.
- Des interventions ergonomiques et une meilleure connaissance des risques peuvent réduire significativement l’incidence des TMS chez les infirmières.
Les troubles musculo-squelettiques (TMS) représentent un problème de santé publique majeur, particulièrement prégnant dans le secteur des soins de santé. Les infirmières, en raison de la nature physique de leurs tâches – manutention de patients, mouvements répétitifs, postures inconfortables – sont particulièrement exposées à ces affections. Une analyse approfondie de plusieurs études, menée par divers chercheurs, confirme cette réalité et souligne la nécessité d’une approche proactive pour protéger la santé des professionnels de la santé.
Plusieurs études convergent pour identifier les principaux facteurs de risque. Une recherche menée en Iran en 2021 a révélé une corrélation significative entre les symptômes musculo-squelettiques et la fatigue chez les infirmières Hosseini et al., 2021. D’autres travaux mettent en évidence l’importance des facteurs psychosociaux, tels que le stress et la charge mentale, dans le développement des TMS Zare et al., 2021. L’influence de l’indice de masse corporelle (IMC) a également été soulignée Viester et al., 2013.
Face à ce constat, plusieurs pistes d’amélioration sont proposées. L’intégration des facteurs humains et de l’ergonomie dans la conception des postes de travail et des protocoles de soins est primordiale Gurses et al., 2012. Des outils d’évaluation ergonomique spécifiques aux métiers de la santé, comme le NSEA (Nurse Station Ergonomics Assessment), permettent d’identifier les risques et de mettre en place des mesures correctives Mokarami et al., 2021. Des interventions ciblées, telles que des exercices correctifs et des formations à l’ergonomie, peuvent également contribuer à réduire l’incidence des TMS Karimian et al., 2015.
La prévention des TMS chez les infirmières nécessite une approche globale, impliquant les professionnels de la santé, les gestionnaires et les concepteurs d’environnements de travail. Une meilleure sensibilisation aux risques, une formation adéquate et l’adaptation des postes de travail aux besoins spécifiques des soignants sont autant de mesures essentielles pour préserver leur santé et garantir la qualité des soins. Des ressources sont disponibles pour aider à évaluer et à améliorer l’ergonomie des postes de travail Centre d’ergonomie de l’Université d’État de Caroline du Nord.
