Publié le 25 novembre 2025 19h37. Les États-Unis et leurs alliés cherchent à formaliser les garanties de sécurité pour l’Ukraine dans le cadre d’un groupe de travail commun, alors que les négociations à Genève montrent des signes d’avancement, malgré les divergences sur l’utilisation des avoirs russes gelés.
- Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni s’accordent sur la nécessité d’un soutien militaire et de garanties de sécurité pour l’Ukraine après un éventuel cessez-le-feu.
- Le plan initial américain pour mettre fin à la guerre, présenté à Genève, prévoyait des concessions importantes à la Russie, mais a été revu à la demande de l’Ukraine et de ses alliés.
- Le président Macron s’oppose fermement à l’utilisation des avoirs russes gelés en Europe pour financer la reconstruction de l’Ukraine, affirmant que cette décision relève de la compétence européenne.
Une vidéoconférence entre représentants de la présidence française et de la coalition des volontaires a révélé une volonté commune de traduire en actes concrets les promesses de sécurité faites à l’Ukraine. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a participé à cette réunion, marquant une implication accrue de l’administration américaine dans ce processus.
Selon les informations disponibles, les discussions à Genève, qui ont porté sur un plan en 28 points initialement proposé par les États-Unis, ont permis de dégager des progrès. Ce plan, qui prévoyait initialement une renonciation de l’Ukraine à son adhésion à l’OTAN, une réduction de ses forces armées et la cession du Donbass à la Russie, a subi des modifications significatives pour tenir compte des exigences ukrainiennes et de ses alliés.
Le président Macron a souligné l’importance d’une paix « sérieuse » qui « respecte le droit international ». Il a également mis en garde contre toute précipitation, affirmant que la Russie n’est « clairement pas prête pour un cessez-le-feu pour le moment ». Il a insisté sur la nécessité de disposer d’une « armée ukrainienne forte » pour dissuader toute nouvelle agression russe, même en cas d’accord de paix.
« La Russie n’est clairement pas prête pour un cessez-le-feu pour le moment. »
Emmanuel Macron, président de la République française
Avant la réunion de mardi, Emmanuel Macron a également réaffirmé la position européenne concernant les avoirs russes gelés. S’exprimant sur la radio RTL, il a déclaré que « les Européens sont les seuls à décider du sort des avoirs russes gelés en Europe », ajoutant que « cela est conforme à la loi en vigueur et nous l’avons toujours maintenu ainsi ». Il s’oppose ainsi au plan proposé par l’administration américaine, qui prévoit d’utiliser 100 milliards de dollars d’actifs russes gelés pour financer des projets de développement et des investissements en Ukraine, avec une part des bénéfices revenant aux États-Unis.
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