Publié le 5 décembre 2025 à 20h15. Le Liban a réaffirmé sa volonté d’éviter une nouvelle escalade avec Israël, quelques jours après des pourparlers civils inédits entre les deux pays. Cette position intervient alors que des tensions persistent malgré un cessez-le-feu conclu en novembre 2024.
- Le président libanais Joseph Aoun a déclaré à une délégation du Conseil de sécurité des Nations Unies que son pays ne souhaite pas de guerre avec Israël.
- Naim Qassem, chef du Hezbollah, soutient les efforts diplomatiques, tout en critiquant l’implication de civils dans les négociations.
- Le Liban appelle à un soutien international pour désarmer les groupes non étatiques, notamment le Hezbollah.
Lors d’une rencontre avec les ambassadeurs du Conseil de sécurité de l’ONU, le président Aoun a souligné la souffrance du peuple libanais et l’impératif d’éviter un nouveau conflit. Selon un communiqué présidentiel, il a affirmé que le Liban « ne veut pas d’une autre guerre, le peuple libanais a suffisamment souffert et il n’y aura pas de retour en arrière ».
Le président Aoun a également appelé la communauté internationale à soutenir l’armée libanaise dans sa mission de désarmement des groupes paramilitaires. L’armée espère achever la première phase de ce plan, approuvé par le gouvernement, d’ici la fin de l’année.
« L’armée libanaise jouera pleinement son rôle… La communauté internationale doit la soutenir et l’aider. »
Joseph Aoun, président du Liban
Il a insisté sur l’irréversibilité de cette décision, même si elle prend du temps, car « le peuple libanais est fatigué de la confrontation militaire ».
Bien qu’un cessez-le-feu soit en vigueur depuis novembre 2024, mettant fin à plus d’un an d’hostilités entre Israël et le Hezbollah soutenu par l’Iran, Israël continue de mener des attaques sur le territoire libanais et maintient une présence militaire dans cinq zones du sud du Liban qu’il considère comme stratégiques.
Naim Qassem, chef du Hezbollah, a exprimé son soutien aux efforts diplomatiques du Liban, tout en qualifiant de « faux pas » l’implication de représentants civils dans les négociations avec Israël. Le groupe militant, qui refuse de se désarmer, reste une force importante dans le paysage politique et sécuritaire libanais.
(azh/azh)
