Un dentiste d’Heidelberg est à nouveau confronté à des problèmes juridiques pour ne pas avoir présenté son titre de doctorat à l’ordre professionnel. L’affaire souligne une question souvent méconnue : le titre de docteur en médecine ne garantit pas à lui seul la compétence d’un praticien.
La réglementation exige que tout titulaire d’un doctorat en médecine le déclare à l’ordre des médecins compétent. Or, ce dentiste n’a pas respecté cette obligation, ce qui lui vaut des ennuis pour la deuxième fois. Il est important de noter que le simple fait de posséder le titre de « Dr méd. » ou « Dr. med. dent » ne prouve que la réalisation d’un travail de recherche scientifique, et non la qualité des soins prodigués.
Selon les experts, un diplôme de docteur n’est pas une condition sine qua non pour exercer la médecine. « Un titre de docteur n’est pas requis pour devenir médecin, mais il peut parfois être utile pour des raisons psychologiques ou de prestige », expliquent les spécialistes du sujet. Un professionnel de la santé peut être parfaitement compétent, expérimenté et digne de confiance sans avoir obtenu ce diplôme supplémentaire.
En d’autres termes, l’obtention d’un doctorat en médecine est une reconnaissance académique, mais elle n’est pas synonyme de compétence clinique. Elle peut néanmoins constituer un atout en termes d’image et de confiance pour certains patients.
