Publié le 29 décembre 2025 16:27:00. La demande de gaz naturel en Grèce a connu une forte hausse au cours des neuf premiers mois de 2025, portée par une augmentation spectaculaire des exportations et une consommation intérieure en croissance, selon les données de l’opérateur DESFA.
- La demande totale de gaz naturel a progressé de 16,66 % pour atteindre 56,36 térawattheures (TWh).
- Les exportations ont été multipliées par plus de six, atteignant 5,06 TWh.
- Le gaz naturel liquéfié (GNL) représente désormais plus de 40 % des exportations grecques.
La Grèce confirme son rôle croissant dans l’approvisionnement énergétique régional. Au cours des neuf premiers mois de 2025, la demande totale de gaz naturel a atteint 56,36 térawattheures (TWh), une augmentation de 16,66 % par rapport à la même période en 2024, a annoncé l’opérateur de réseau DESFA. Cette hausse significative est principalement due à une explosion des exportations, qui ont grimpé à 5,06 TWh contre seulement 0,66 TWh l’année précédente, soit une progression de plus de 660 %.
Parallèlement, la consommation intérieure de gaz naturel a également augmenté de 7,66 %, s’établissant à 51,30 TWh contre 47,65 TWh en 2024. Les producteurs d’électricité restent les principaux consommateurs, représentant à eux seuls 71 % de la demande totale, soit 36,45 TWh. Les flux de gaz acheminés via les réseaux de distribution ont également connu une hausse de 18,05 %, atteignant 9,42 TWh, ce qui correspond à 18 % de la consommation nationale.
En revanche, la consommation des utilisateurs industriels et des stations de compression de gaz naturel (GNC) a diminué de 16,97 %, s’élevant à 5,43 TWh, soit 11 % de la consommation intérieure.
Le GNL renforce son importance
Le gaz naturel liquéfié (GNL) joue un rôle de plus en plus prépondérant dans les exportations grecques. Il représentait plus de 40 % du total, contre environ 26 % au cours des neuf premiers mois de 2024. Le terminal d’Agia Triada (Revitousa) est un point d’entrée clé, suivi par Amphitrite (FSRU Alexandroupolis). Malgré une interruption des opérations à Revitousa entre le 22 mai et le 11 juin pour maintenance programmée, ce terminal a couvert 39 % des importations totales de gaz du pays, accueillant 36 méthaniers, contre 17 sur la même période en 2024. Les volumes déchargés se sont élevés à 22,41 TWh, en hausse de 81,60 % par rapport aux 12,34 TWh de 2024.
Amphitrite a importé 1,03 TWh de GNL jusqu’au 22 janvier, date à laquelle les services de regazéification ont été temporairement suspendus. Les États-Unis se positionnent comme le principal fournisseur de GNL, avec des volumes atteignant 19,62 TWh (88 % du total), contre 8,02 TWh l’année dernière. Le Nigéria arrive en deuxième position avec 1,37 TWh, suivi par la Norvège (0,93 TWh) et l’Algérie (0,49 TWh).
Les importations par pipeline en baisse
Les importations de gaz par pipeline ont, quant à elles, diminué. Le point d’entrée de Sidirokastro a enregistré 25,46 TWh, représentant 45 % des importations totales de gaz du pays, en baisse de 3,3 % par rapport à l’année précédente. Les importations via Nea Mesemvria (interconnexion TAP) ont atteint 8,20 TWh, en recul de 14,67 % par rapport aux 9,61 TWh de 2024.
Un service de transport par camion en plein essor
Le service de chargement de camions de DESFA pour le transport de GNL vers le terminal de Revitousa a connu une croissance significative. Sur les neuf premiers mois de 2025, 494 camions ont été chargés (contre 174 sur la même période de l’année précédente), transportant 148,05 GWh contre 51,28 GWh en 2024 – une multiplication par trois. DESFA souligne que ce service représente une solution flexible et efficace pour répondre aux besoins énergétiques des réseaux de distribution éloignés et des utilisateurs industriels.
