Publié le 17 octobre 2025. Une comète interstellaire, 3I/ATLAS, suscite l’étonnement des astronomes en raison de son comportement atypique et de plusieurs anomalies qui pourraient remettre en question son origine naturelle. Des observations récentes révèlent un jet de gaz inhabituel émanant de la comète, pointant vers le Soleil au lieu de s’éloigner, alimentant les spéculations sur une possible nature artificielle.
- La comète 3I/ATLAS, originaire d’un autre système solaire, présente une composition chimique singulière, avec une forte concentration de nickel sans fer.
- Des images capturées par le télescope Twin Two Meter (TTT) montrent un jet de gaz dirigé vers le Soleil, contrairement aux attentes théoriques.
- Le silence de la NASA concernant des images potentiellement révélatrices prises par le Mars Reconnaissance Orbiter alimente les interrogations.
La comète interstellaire 3I/ATLAS, découverte récemment, continue de défier les connaissances actuelles sur ces objets célestes. Déjà considérée comme l’une des plus rares comètes observées à ce jour, elle se distingue par sa masse considérable (estimée à 33 milliards de tonnes) et sa trajectoire inhabituelle. Sa composition, riche en nickel sans fer, est également une anomalie notable, car ce type de séparation des éléments n’est généralement observé que dans des processus industriels terrestres.
Une nouvelle image, obtenue le 2 août 2025 par le télescope Twin Two Meter (TTT) situé aux îles Canaries en Espagne, a révélé un jet de gaz émanant de la comète et dirigé vers le Soleil. Ce phénomène est particulièrement intrigant, car les comètes émettent normalement un jet de gaz et de poussière dans la direction opposée à l’étoile, créant ainsi la queue caractéristique que l’on observe habituellement. L’image montre ce jet sur une distance de 6 000 kilomètres par rapport au noyau de la comète, marqué par l’intersection de lignes rouges, tandis qu’une flèche jaune indique la direction opposée au Soleil, où une queue cométaire devrait se former.
L’astrophysicien Avi Loeb, de l’université Harvard, qui a publié une analyse de cette image sur Medium, suggère que cette anomalie pourrait indiquer une origine artificielle de l’objet. Il avance l’hypothèse que 3I/ATLAS pourrait être une sonde technologique extraterrestre ou un vestige d’une civilisation disparue.
Le 3 octobre, la comète est passée à son point le plus proche de Mars, suscitant l’espoir que les agences spatiales internationales, notamment la NASA, pourraient capturer des images détaillées de cet objet énigmatique. La caméra HiRISE à bord du Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) de la NASA, capable d’atteindre une résolution d’image allant jusqu’à 30 kilomètres par pixel, était particulièrement attendue. Cependant, à ce jour, la NASA reste silencieuse quant aux images qu’elle aurait pu obtenir, ce qui alimente les spéculations. Certains attribuent ce silence à la fermeture du gouvernement aux États-Unis, mais il est présumé que les instruments de la NASA ont déjà collecté les données tant attendues.
L’Agence spatiale européenne (ESA) a partagé des images de la comète 3I/ATLAS prises entre le 1er et le 7 octobre par l’ExoMars Trace Gas Orbiter (TGO) et la sonde Mars Express. Ces images, diffusées sous forme de GIF animé, montrent la comète comme un point blanc légèrement diffus. Selon l’ESA, ce point représente le noyau rocheux et glacé de la comète, entouré de la coma. Cependant, ces images ne fournissent pas de détails convaincants sur le jet de gaz observé par le TTT.
Le 29 octobre constitue une date clé pour tenter de percer les mystères de 3I/ATLAS. C’est à ce moment-là que la comète atteindra son périhélie, c’est-à-dire le point de son orbite où elle se trouve le plus près du Soleil (environ 200 millions de kilomètres). Selon Avi Loeb, ce moment crucial permettra de déterminer si 3I/ATLAS est un objet naturel ou artificiel. Si la comète est une comète naturelle, elle pourrait expulser des gaz et se désintégrer sous l’effet du rayonnement solaire intense. Si, en revanche, il s’agit d’une sonde technologique, elle pourrait utiliser la gravité solaire pour modifier sa trajectoire et se diriger vers d’autres planètes, comme la Terre.
Avi Loeb a identifié au moins sept anomalies concernant 3I/ATLAS :
- Taille inhabituelle : Un diamètre d’au moins 3 à 5 km (voire 20 km) et une masse d’environ 33 milliards de tonnes.
- Jet avant étrange : Un jet de lumière diffusé vers le Soleil, dix fois plus long que large, apparu faiblement à la fin août.
- Composition chimique : Une forte concentration de nickel par rapport au fer, ainsi que la présence de dioxyde de carbone plutôt que d’eau.
- Polarisation inhabituelle de la lumière : Une polarisation négative extrême de la lumière réfléchie, incompatible avec les surfaces glacées des comètes naturelles.
- Faible inclinaison orbitale : Un plan orbital incliné de seulement 5 degrés par rapport à l’écliptique, une coïncidence extrêmement rare.
- Passage près de trois planètes : Une trajectoire passant près de Mars (3 octobre 2025), de Vénus et de Jupiter (mars 2026).
- Alignement directionnel : Un alignement avec le célèbre signal “Wow!” de 1977.
Loeb estime à 40 % la probabilité que 3I/ATLAS soit un objet artificiel, une estimation qui pourrait évoluer après le passage au périhélie le 29 octobre.
@AnayaSeconds

