La région du Golfe connaît une période de changements significatifs, avec des records immobiliers à Dubaï, des ajustements fiscaux majeurs aux Émirats arabes unis et des initiatives visant à attirer les investissements à Oman et en Arabie saoudite. Ces évolutions, annoncées cette semaine, devraient façonner le paysage économique de la région en 2026 et au-delà.
Le marché immobilier de Dubaï continue de battre des records, avec un volume de transactions atteignant 624,1 milliards de dirhams émiratis (environ 170 milliards de dollars) en 2025, dépassant ainsi les 522,1 milliards de dirhams émiratis (environ 142 milliards de dollars) enregistrés l’année précédente. Novembre a été particulièrement dynamique, avec 19 019 transactions, soit une augmentation de 30,9 % par rapport à novembre 2024. La vente de villa la plus chère de l’année s’est conclue à 110 millions de dirhams émiratis (environ 30 millions de dollars) sur Palm Jumeirah.
Parallèlement, les Émirats arabes unis ont annoncé des modifications importantes de leur cadre fiscal, qui entreront en vigueur le 1er janvier 2026. Le décret-loi fédéral n° (17) de 2025 modifie le décret-loi fédéral n° (28) de 2022 sur les procédures fiscales, visant à améliorer l’efficacité, la clarté pour les contribuables et la transparence du système fiscal. Les contribuables pourront désormais demander le remboursement d’un solde créditeur à l’Autorité fédérale des impôts (AFC) dans un délai maximal de cinq ans à compter de la fin de la période fiscale concernée.
De nouvelles règles concernant la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) entreront également en vigueur le 1er janvier 2026, avec la publication du décret-loi fédéral n° (16) de 2025, modifiant certaines dispositions du décret-loi fédéral n° (8) de 2017. Le ministère des Finances a souligné que ces changements s’inscrivent dans une démarche continue d’amélioration de l’efficacité réglementaire et administrative.
En dehors des Émirats arabes unis, Oman a lancé un programme de résidence de 10 ans, suscitant un intérêt croissant de la part des investisseurs étrangers. Ce programme, intégré à la Vision 2040 d’Oman, offre une stabilité à long terme et un environnement d’investissement sûr, moyennant un investissement minimum de 520 000 dollars américains. Les investisseurs peuvent se qualifier par divers moyens, notamment l’achat de biens immobiliers ou l’investissement dans des obligations gouvernementales.
L’Arabie saoudite a approuvé son budget pour 2026, prévoyant des dépenses de 1 310 milliards de riyals saoudiens (environ 349,2 milliards de dollars) et un déficit estimé à 165,4 milliards de riyals saoudiens (environ 44 milliards de dollars). Cette décision intervient dans le cadre de la Vision saoudienne 2030 et de ses programmes économiques et de développement.
Enfin, le Qatar a mis à jour son visa Hayya pour les résidents du Conseil de coopération du Golfe (CCG), permettant des séjours allant jusqu’à deux mois et des entrées multiples. Ces améliorations, qui entreront en vigueur le 30 novembre 2025, visent à faciliter les voyages et l’accès aux événements sportifs et culturels du pays.
Les prix de l’essence aux Émirats arabes unis ont connu une légère augmentation en décembre 2025, après des baisses significatives le mois précédent. Le diesel, quant à lui, reste légèrement moins cher qu’à la même période l’année dernière.
À Abu Dhabi, un nouveau système de notation professionnelle à quatre niveaux a été mis en place pour les ingénieurs, remplaçant l’ancienne structure à trois niveaux. Les nouvelles catégories sont : ingénieur stagiaire, ingénieur praticien, ingénieur professionnel et ingénieur expert.
